Hôtel de Guerray

Venez découvrir les joies du XVIII ème siècles.
 
AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  S'enregistrerS'enregistrer  MembresMembres  GroupesGroupes  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 Androclès Tasch

Aller en bas 
AuteurMessage
Androclès Tasch
Compagnon
avatar

Nombre de messages : 16
Localisation : In love, always two: one bored, the other sad
Titre : Reine de la Nuit lol
Loisirs : I got the Six - Give me your Nine ^^
Date d'inscription : 12/02/2008

MessageSujet: Androclès Tasch   Mar 12 Fév - 20:52

Nom : [ Obligatoire ] Tasch
Prénom : [ Obligatoire ] Androclès, Andi pour les amis
Âge : [ Pas moins que 16 ] 22
Sexe : [ Féminin, Masculin ] masculin ... enfin en tout cas, muni de ses bijoux de famille au grand complet ^^'
Origine : Suisse

Sexualité : [ Homosexuel, Bisexuel, Héterosexuel ] ça dépend, bourré ou sobre ? Bourré, c'est un gentil ptit pervers ; il adore jouer la femme et entrer par les orifices déconseillés par le Vatican ; sobre, il veut se sortir d'ici et se faire prêtre, alors ... -__-

Histoire : [ 15 lignes minimum et n’oubliez pas les détails ! ]

Prologue :
Rosette Vernier, la fille du rémouleur, le magnano comme on disait en ses Alpes italiennes natales, épousa en juste noces Fried Tash, âgé de quarante-deux ans et veuf par trois fois, dans son village de la Sauvette . La tradition rapporte qu'elle s'évanouit durant la célébration et que ses témoins prononcèrent son consentement en son lieu et place . Quel ne fut pas le soulagement de l'adolescente à constater que son époux était impuissant ... Ce qui ne l'empêcha pas, une dizaine d'années plus tard, de lui donner trois petits héritiers d'un coup . Le premier était si faible qu'il ne passa pas la nuit . Elle put élever les deux autres : une fille, Pomone, et un garçon, Androclès . Fried Tasch était professeur de latin et de grec pour les petits bourgeois de la vallée . Ce fut le dernier méfait du pauvre homme, qui s'éteignit peu après, laissant une petite rente à sa veuve . Celle-ci s'associa à deux grands personnages locaux, un ancien élève de Tasch et un petit gentilhomme briguant le duché savoyard, auxquels elle avait fait croire que chacun était le père de ses enfants, et ouvrit une draperie grâce à leurs deniers et leur protection .

Chapitre I : le p'tit Suisse .
Andi et sa soeur passèrent leur enfance à se déguiser avec les robes que confectionnaient les petites ouvrières employées par leur mère . Celles-ci, après avoir été leurs nounous, tandis que madame allait danser en ville et entretenir sa clientèle, devinrent les compagnes de jeu et les confidentes des petits jumeaux . Pomone fut invitée plus d'une fois à se déguiser en l'une d'entre elles pour ''recevoir'' un client qui leur avait été chaudement recommandé par madame . Andi ne comprenait pas pourquoi il était tenu à l'écart et se prit par jalousie à imiter sa soeur en toutes circonstances . Mécontent de ces frasques peu dignes de son héritier, l'obscur gentilhomme savoyard décida de le reprendre en main, et le confia pour ce faire à celles de son maître d'armes . Depuis ce jour, Andi aime certes jouer à la bagarre, mais déteste se battre, à peu près autant qu'un littéraire déteste réciter ses tables de multiplication .

Chapitre II : le Deuil et l'Exil .
Alors qu'il allait sur ses quatorze ans, il réussit à se rendre à l'une des réunions secrètes des couturières, trompant les regards de sa soeur qui était malade, de sa mère qui était absente, de son maître d'armes qu'il avait fait boire, des demoiselles qui le prirent pour sa soeur, et du monsieur venu en visite, qui ne se douta de rien jusqu'au bout, c'est le cas de le dire . Le bout en question eut le don de le surprendre - on le serait à moins - et il traîna le petit malavisé sur la place publique pour l'accuser de tous les maux de la terre, comme si le péché de fornication organisé dans l'atelier en soirée n'avait pas été de l'instigation des puissants, lui le premier ... Andi se trouva jeté dans la neige et démasqué aux yeux de la populace mécontente d'avoir été réveillée en sursaut ; quelle ne fut pas son horreur en reconnaissant, au bout du bras qui le tenait, le hobereau savoyard ... Ce dernier, tant de honte que de rage, entreprit de battre l'adolescent comme plâtre et celui-ci crut bien sa dernière heure venue .

Nul ne semblait disposé à venir à son secours et son sang se mêlait à la neige lorsque des cris de détresse arrivèrent de leur maison . Croyant à un incendie ou quelque autre malheur, chacun courut voir, songeant avec horreur à la pauvre petite malade laissée seule par son indigne débauché de frère . Sa maladie avait trouvé une issue tragique : elle venait de succomber à une fausse couche . Sans doute ce petit paillard d'Androclès y était-il pour quelque chose, il devait payer ... on retourna se saisir de lui, mais il n'était plus évanoui sur la place là où on l'avait laissé . Il avait fui jusqu'à l'hospice le plus proche, bâtisse isolée, tenue par des religieux, de l'autre côté de la crête de montagne, et y avait trouvé refuge ; on y soigna ses os cassés, qui se remirent tous, sauf les deux derniers doigts de sa main droite, brisés à coups de talon, qui restèrent paralysés et déformés . Il réapprit à écrire de la main gauche durant sa convalescence . C'est seulement au printemps qu'il apprit ce qui était advenu de sa malheureuse soeur . Il se déguisa, cette fois en lépreux, et trompa une nouvelle fois les regards pour aller se recueillir sur sa tombe ; en route, il croisa sa mère, mais garda le silence .

Chapitre III : l'homme de Dieu et le bon petit diable .
La lumière se fit dans son esprit : tout cela était arrivé par la faute de ses péchés . Pour la première fois de sa vie, il réclama donc de se confesser, et c'est ainsi qu'il rencontra l'homme qui allait le transformer à jamais . Un frère franciscain l'avait pris en grande considération dès son arrivée, intéressé par l'étrangeté de ce garçon qu'il ne jugeait cependant pas diabolique, par son évident amour de ses semblables, son énergie malgré les épreuves et son instruction qui le laissait cependant plein de curiosité . Il s'attachèrent profondément l'un à l'autre et le frère apporta à ce quasi petit païen, dont l'éducation religieuse avait été tristement négligée, les lumières de la spiritualité et de la foi .

Andi aurait promis tout ce qu'il lui demandait ; il s'engagea comme novice dans son ordre, et au bout de quelques années à sillonner ensemble les routes, lui déclara un amour passionné, sincère et inconditionnel, en un serment qu'il comptait ne jamais briser . Peu lui importait que cet amour reste sur le plan spirituel et chaste d'un partage d'une même foi . Mais le frère lui retira sa confiance, son estime et bientôt sa compagnie ; il l'abandonna un soir à leur campement en bordure d'un fleuve, avec une bible et ces mots écrits à l'intérieur : ''guéris, si tu le peux, cette passion coupable, alors seulement nous pourrons nous revoir .''

Chapitre IV : théâtre et autres tribulations .
Désespéré, Andi pensa un instant se jeter dans le fleuve . Il avait surpris l'amour et la tendresse dans les regards et les paroles de son compagnon, et ne comprenait pas pourquoi un peu de franchise devait l'en priver . Il ne renoncerait jamais à ses sentiments, ce n'était pas une question de choix et de volonté . Il inventa des dizaines de tristes chansons d'amour pendant le temps de sa route, et s'assit sur le parvis d'une église à la première ville rencontrée, pour attendre des aumônes, en les chantant machinalement . Un saltimbanque buvant à une terrasse s'y intéressa . Il le fit venir et en échange d'un verre lui fit corriger les rimes de la nouvelle pièce en préparation . Andi s'exécuta avec plaisir ; l'alcool, dont il n'avait jamais touché une goutte, lui réchauffait le coeur, inspirait sa verve et sa fantaisie, et lui rendait courage .

Il fut finalement adopté par la petite troupe, qui avait deviné qu'en lui donnant à manger et surtout à boire, on en serait quitte de le payer . Naïvement, Andi se fit à cette existence . Il adorait se costumer et interpréter toutes sortes de rôles, y compris en s'envoyant gaiement en l'air avec des amants de rencontre ou des membres de la troupe qui s'amusaient de son état ; il ne décuvait pour ainsi dire plus . Une période de disette y mit bon ordre . Les gens ne donnaient plus rien, et les comédiens n'offraient plus de bouteilles à ''leur poète''. Il sombra dans la mélancolie et le mysticisme . Partout il lui semblait revoir la silhouette inflexible et le regard accusateur de ''son homme de Dieu''.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Androclès Tasch
Compagnon
avatar

Nombre de messages : 16
Localisation : In love, always two: one bored, the other sad
Titre : Reine de la Nuit lol
Loisirs : I got the Six - Give me your Nine ^^
Date d'inscription : 12/02/2008

MessageSujet: Re: Androclès Tasch   Mar 12 Fév - 22:52

Chapitre V : Paris perdu .

Il y avait un personnage de la troupe que la présence d'Andi comblait particulièrement : Attila, le montreur d'ours . Il pouvait ainsi satisfaire ses caprices de jeune chair humaine masculine et plus ou moins virile sans mettre en péril sa réputation de redoutable macho : avec Andi, ça ne comptait pas . Tout le monde dans la troupe connaissait bien les bizarreries du jeune homme et le voyait comme une créature intermédiaire, un hermaphrodite mental . Autant dire que lorsque la troupe arriva à Paris, après des mois de pauvreté, de visions pour Andi et de frustration pour Attila, celui-ci était prêt à un peu n'importe quoi . Il alla trouver un bourgeois qui sortait du célèbre Hôtel de Guerray et lui proposa, moyennant finances, une partie à trois avec son jeune camarade, lequel broyait du noir près d'une petite chapelle, beau comme le dieu de la mélancolie ; le bourgeois ne demanda qu'à fournir la chambre, la boisson et les encouragements financiers, et ainsi fut fait . Le voyage continua et tandis que leur partenaire d'un soir conseillait à Julien de Guerray de se renseigner sur le jeune homme très spécial qu'il venait de tester, les saltimbanques se produisirent dans la capitale .

Andi tomba presque en extase devant les vitraux de Notre-Dame ; les autres raillèrent sa réaction de petit provincial . Le soir, après la représentation, Attila le coinça derrière un paravent qui dissimulait les animaux à la foule avant leur entrée en scène . Il était jaloux du bourgeois, de la façon dont Andi s'était accordé indifféremment à tous deux à la fois . Il le menaça d'un coup de couteau s'il ne le satisfaisait pas sans le secours de l'alcool, et séance tenante . Andi n'eut d'autre choix que d'écarter les cuisses et de ravaler sa fierté, et la voix de sa conscience qui lui hurlait qu'il serait damné pour ce péché, quand bien même il n'y prenait nul plaisir . Il avait cependant son idée derrière la tête et lorsque son brutal amant se trouva engagé jusqu'à la garde, emprisonné par ses jambes nerveuses, il renversa d'un coup de poing le paravent qui les dissimulait, et exposa leur faute commune aux yeux de la population . Ils se trouvèrent en cellule et menacés de l'inquisition .

Mais l'homme qui vint les trouver n'avait rien d'un inquisiteur ; c'était l'envoyé de monsieur de Guerray . Attila présenta Andi comme son esclave : ce dernier, qu'il avait battu comme plâtre et qui vivait dans la terreur ce retour à son jeune âge, ne répliqua rien . Ainsi, le montreur d'ours sortit de prison indemne, après arrangement avec un geôlier vénal grâce à l'argent avec lequel Andi lui avait été acheté .

Epilogue : C'était il y a presque trois ans maintenant . Andi est à présent un membre à part entière de la faune de l'Hôtel . Il est très surveillé et la plupart des clients sont prévenus de sa petite particularité . C'est par ailleurs un hôte apprécié pour son enthousiasme, son énergie et sa compréhension, qui le font souvent conseiller aux jeunes gens inexpérimentés venus s'encanailler et faire un petit tour d'horizon érotique . Les plus timides sont parfois effarouchés par ses manières familières mais ils se rendent vite compte que le bonhomme est inoffensif et se plie à leurs moindres volontés . Les petites défaillances telles que désobéissance à un maître sadique, trop grande obéissance à un maître sadique, débandage imprévu etc ne sont pas son genre . Dans sa catégorie, c'est un sportif de haut niveau, et une vraie diva parce qu'il en est tout à fait conscient .

Description physique : [ 5 lignes minimum ] le p'tit Suisse est aujourd'hui un grand garçon, six pieds deux pouces au bas mot . Il a toujours un peu d'accent allemand, mais a gagné une voix forte et claire et un joli timbre de ténor quand il se mêle de pousser la chansonnette . Il n'a pas peur du froid, mais se vêt souvent de manière relativement complexe . C'est un grand mordu du déguisement, comme on aura pu le comprendre . Il sera tout aussi ravi de se faire prendre en tenue de soubrette que de prendre un client fantaisiste en tenue de gladiateur . De manière générale, tout ce qui peut apporter dans un rapport une touche d'humour et d'originalité est le bienvenu, sans complexes aucuns . Il est souvent ivre, on devine pourquoi, et porte les cicatrices de ses moments de sobriété et de remords . Ses cheveux sont longs et d'un brun légérement argenté ; il songe souvent à se les couper lorsqu'il est morose, sachant que la clientèle aime souvent à s'amuser avec, et que cela lui ferait perdre une partie de son prix . Leur inégalité provient de tentatives en ce sens qui ont toutes été interrompues à temps .

Description psychologique : [ 5 lignes minimum ] il parle le français, l'allemand, un peu d'anglais et se passionne pour les langues anciennes . Vous voulez l'intéresser, montrez-lui ce que vous savez faire avec votre langue ^^ De manière générale, il prête grande attention à l'origine des mots, et pense que le fait de parler et dialoguer donnera un jour la clef du monde . Vi vi, c'est un idéaliste . Il a rarement peur mais fait volontiers semblant, par complicité avec un client un peu dominateur . Il est extrêmement malléable et donnera volontiers du mademoiselle, du maître ou du chéri à tout client qui le réclamera, en fait le mot ''normal'' n'a aucun sens pour lui, les seules normes qu'il respecte sont les besoins fondamentaux de son corps ; petit défaut, il est douillet et presque hypocondriaque ; au moins il prend grand soin de son corps, qui est après tout la seule demeure de son âme et son outil de travail . Lorsqu'il décuve un peu, il se déteste pour ses heures de débauche et use de tous les moyens laissés en sa possession pour s'en punir férocement . Il n'a jamais réalisé que c'était la bouteille qui lui faisait perdre ainsi ses moyens, et y replonge rapidement, sous l'effet de son désespoir lui-même, pour retrouver rapidement sa bonne humeur .

Autre : [ Facultatif ] il en pince pour un client ou un habitant de l'hôtel, lui écrit des poèmes qu'il brûle ensuite, cueille des fleurs dans le parc en rêvant de lui ... mais il n'a encore jamais voulu dire de qui il s'agissait . ^^

... c'est le quarantième rugissant message de la catégorie ''fiches des personnages'', ^^ je gagne quoi ?
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Laurent De La Castille
Client
avatar

Nombre de messages : 184
Date d'inscription : 02/10/2006

MessageSujet: Re: Androclès Tasch   Dim 17 Fév - 18:38

hummm... no comment je n'avais pas vu ta fiche! Vraiment désolé! TU aurais pu m'envoyer un petit MP pour me le rappeler avant d'aller jouer . Enfin, pardonné pour cette fois et quelle longue fiche... Tu as de la chance, je suis clémente aujourd'hui^^

Allée... Fiche validée!
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Androclès Tasch   

Revenir en haut Aller en bas
 
Androclès Tasch
Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Hôtel de Guerray :: Passage Obligé :: Fiche des personnages. :: Compagnons-
Sauter vers: