Hôtel de Guerray

Venez découvrir les joies du XVIII ème siècles.
 
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 Chambre d'Anastase Mortchêne.

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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 5 Fév - 23:12

Le plaisir qu'il lui fit ressentir le combla. Son client, ce noble qui entourait le Roy de si près, prenait plaisir avec un si médiocre que lui.
Sa bouche faisait merveilles sur ce sexe dur, cognant sans vergogne contre le fond de sa gorge.
Sans y tenir plus longtemps il s'empala, se mouvant telle une anguille. Mais ce qui le fit presque hurler, de loin le diametre de son bâton de chair, mais bien le plaisir qu'il vit dans les yeux de son amant de l'heure.
Et ses mains liées, à celles du jeune noble, qu'il accéléra et se senti fouillé bien plus, qu'il jouït sans honte, sans restriction.
Sa semence épaisse, encore pleine de promesse, se déversa par jet saccadé sur le torse d'Anastase. Tremblant, il retomba, non lourdement vu la composition de Julien, sur le torse poisseux de ce dernier.

La respiration totalement disparatre, il redescendait vraiment doucement, planant encore, la tête était aussi lourde que la roche. Il vacillait, à son tour, et s'aperçut de l'effort fournit.
Il n'eut pas le temps de se redresser, qu'il tombait littéralement de sommeil. Son corps eut raison de lui et il aurait bien put se faire battre, qu'il ne se serait pas réveillé.

Ce ne fut que longtemps après, qu'il s'éveilla, totalement courbaturé, trouvant auprès de lui un corps endormis.
Il sourit, discrêtement, comme par pudeur et l'étreigna doucement. Avait il enfin trouvé quelqu'un à sa mesure ? Son coeur fit un bon, mais il garda cette émotion pour lui.
Julien fila dans la salle de bain, faisant sa toilette avant d'être envoyé dans cette pièce ou se trouvait sa paillasse ou pire, recherché pour un autre client. Il profitait de ce moment ou son corps pourrait être nettoyé. Il se glissa dans le bacquet d'eau fumante et poussa un gémissement de plaisir. Il devait faire vite, si le jeune homme le voyait ici, à sa place, il serait surement roué de coups, sa place ne l'y autorisant pas.

Contre l'envie qu'il avait de rester dans cette eau si bonne, il se sécha avec un linge et ressorti.
On frappa à sa porte, Huges, un domestique, vint le chercher, comme il l'imaginait, il allait devoir courir auprès d'un autre client. Et comme on lui refilait tout les tarés en manque de méchanceté, il ne serait pps sur pattes avant un bail. Seul son plaisir de cette journée là l'avait fait s'échapper, en quelque sorte, de cette prison qu'il ne quittait pas, volontairement.

-Je termine, et je vous rejoint.. quelle chambre ? La 32, très bien, j'irais d'ici dix minutes.

Il referma la porte, souriant de façon moqueuse. Il ne voulait pas perdre la fasse, face à ceux qui le méprisait au plus haut point.
Il retourna vers la petite table et pris de l'encre et une feuille blanche.




Cher ami,

Je suis très ému de vous dire que j'ai bien compris en cette journée que vous aviez toujours une envie folle de me faire l'amour.
Je garde le souvenir de vos baisers et je voudrais bien que ce soit là une preuve que je puisse être aimé par vous. Je suis prêt à vous montrer mon
affection toute désintéressée et sans calcul, et si vous voulez me voir aussi vous dévoiler sans artifice mon âme toute nue, venez me faire une visite. Nous causerons en amis, franchement. Je vous prouverai que je suis un homme sincère, capable de vous offrir l'affection la plus profonde comme la plus étroite en amitié, en un mot la meilleure preuve dont vous puissiez rêver, puisque votre âme est libre. Pensez que la solitude où j'habite est bien longue, bien dure et souvent difficile. Ainsi en y songeant j'ai l'âme grosse. Accourrez donc vite et venez me la faire oublier par l'amour où je veux me mettre entièrement

Votre poupée.


Se sentir aimé, lui parut normal, confondant alors le mot soumission et affection, amour, Julien ne se douta point qu'il y eut ambiguité.
Il signa de cette façon, voulant alors piquer encore plus l'envie du noble à le revoir.
Il quitta la pièce, le coeur lourd, mais pour une fois, la première, il avait un but.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 6 Fév - 1:52

Doucement, il était retombé dans la réalité. Ses tremblements s'étaient peu à peu calmés, ne lui laissant que cette sensation cotonneuse qui suivait la jouissance. Il était juste bien. Un sourire bienheureux flottait sur ses lèvres et contre lui, le corps de Julien lui apportait la chaleur dont il avait besoin pour glisser dans le sommeil. Il l'enlaça tendrement, le calant sur son torse pour qu'il puisse dormir à l'aise, et il s'endormit ainsi, son amant au creux de ses bras.

Ses songes furent dénués de cauchemars et son sommeil fut réparateur pour la première fois depuis bien longtemps. Leurs ébats l'avaient épuisé mais c'était une bonne fatigue. Ces activités l'avaient débarrassé de toute ses tensions et il se sentait léger. A son réveil, peut-être aurait-il même faim. De nourriture ou de son amant allez savoir. Seulement quand il se réveilla enfin, la chaleur si agréable de Julien avait disparue.

Il n'avait pas entendu le jeune homme disparaître mais il s'était bien douté qu'il ne serait plus là. Il avait certainement été appelé par un autre client. Un brin de jalousie transperça son coeur mais il disparut bien vite, le bon sens du noble reprenant le dessus. Il ne fallait pas qu'il se laisse aller à ce genre de considérations. Ce compagnon ne serait jamais exclusivement à lui et il fallait qu'il se fasse à cette idée.

Anastase posa son regard sur la place vide à côté de lui. Sur le drap du lit restait la trace du dos et des fesses de son amant. Au simple souvenir de leurs ébats, le membre du jeune Mortchêne se réveilla à son tour et il soupira, un léger sourire aux lèvres. Décidément... Le noble laissa glisser sa main sur son torse pour se rendre compte qu'il était encore tout collant de la semence de Julien. Il rit légèrement avant de se décider à se lever de ce lit si moelleux.

Il fit quelques pas dans la chambre. Il allait bien mieux, c'était déjà ça. Il pouvait espérer ne pas subir d'évanouissement avant quelques jours. Se dirigeant vers la table, Anastase attrapa une pomme parmi les fruits qui restaient toujours et y croqua sans grand intérêt. Il avait un peu faim. Et puis son regard fut attiré par une feuille manuscrite auprès de lui. Haussant un sourcil il l'attrapa du bout de ses doigts fins pour un lire le contenu.

S'il s'était attendu à ça. Déjà une chose était sûre : il avait couché un noble, de pure souche. Mais il lisait les lignes rédigées par la fine écriture de Julien et son coeur brûlait doucement. Un fin sourire étira ses lèvres, tendre et satisfait. Ce jeune homme était désirable et adorable. Que demander de plus ? Que ce soit une femme libre peut-être ? D'ailleurs sa femme n'allait sûrement pas apprécier. Il allait passer beaucoup plus de temps à l'Hôtel et elle allait subir sa frustration entre ses séjours avec Julien. Pauvre jeune fille.

Un nouveau sourire ourla ses lèvres alors qu'il relisait les mots du compagnon. "Votre poupée". C'en était jouissif rien que de le lire. Julien était sien. Ils le voulaient tous les deux. Anastase se jura de ramener quelques cadeaux pour son compagnon lors de son prochain séjour. Sans qu'il s'en rende tout de suite compte, son désir grimpa un peu plus, tendant à nouveau son membre. Pliant la lettre avec attention, le jeune Mortchêne la glissa dans sa veste avant de disparaître dans la salle où l'attendait un baquet d'eau encore chaude.

Sans faire état du fait que Julien était déjà passé par là, Anastase se glissa dans l'eau en soupirant. Il lava doucement son torse toujours souillé et laissa ses mains le laver plus bas. Arrivé à son entrejambe toujours tendue de désir, le noble ne put retenir un gémissement de plaisir. Les mots et le souvenir du compagnon lui trottaient dans la tête, le mettant dans un état qu'il n'avait jamais connu jusqu'alors. Un délice. Il se caressa quelques instants avant de se laisser aller au plaisir solitaire et de finir de se laver avec un sourire aux lèvres.

Il sortit de l'eau et se prépara à sortir de l'Hôtel. Tenue et présentation impeccable et surtout, faire disparaître ce sourire idiot de ses lèvres. Il laissa la pomme dans laquelle il n'avait croqué qu'une fois sur la table avant de rejoindre la réception pour payer sa note et retourner à ses si ennuyantes occupations, avec une pensée pour le compagnon.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 6 Fév - 16:48

[Salon]

Le corps inerte de Julien fut bien jeté, là, par terre, par les deux autres membres du personnel. On corps ne réagissait plus à rien. Il ne senti même pas qu'onle porta et qu'on le soigna quelque peu.
Une chaleur s'insinuait en lui, le faisant revenir à la réalité.
Doucement. Ses yeux clignèrent, il n'y avait plus de bruit, plus de fumée, tant dérangeante et une main lui caressait sa joue. Un peu comme s'il assistait à la scène, il tourna le visage vers la main chaude et tendre avant de vraiment comprendre qui faisait tout cela.
Toujours dans le "rêve", il murmura son prénom, comme un souffle.

Sa main, un peu lourde, vint se poser sur cette joue dont il ne croyait pas vraiment réelle et soudain, il ouvrit les yeux, plus grands encore et il le vit, lui, celui dont il avait croisé le regard et c'était mépris de ses intentions. Alors il laissa pleurer toute sa douleur, sa peine et se soulagea. Pas de gros sanglots,mais des larmes lourdes de sens.

Le remerciant, toujous aussi bas, il grimaça, son corps s'éveillait de nouveau aux blessures faites quelques heures plutot. Mais il se devait d'être présentable.
Il se redressa. Il avait eut une envie folle de l'embrasser, de lui dire combien il avait attendu son retour, combien la lettre écrite lui avait comme soulagé la tête. Mais il n'était pas dans un de ses romans écrit pour les bonnes femmes, alors il se résigna lui même.

On avait même mis des bandages et autres onguents à sa disposition, vraiment lamentable. Mais dans le dos, il n'y arriverait pas. Il avait avec lui un jeune homme gentil, compagnon lui même, qui l'aidait dans les grandes blessures et qui d'ailleurs, le sermonait à chaque fois.
Mais cette fois, la seule personne présente était Anastase et il ne voulait pas le mettre face à cette réalité plus que sale. Mais il allait devoir se résigner.

D'un pas pas vraiment sur, il pris la boite métallique et le bandage de fortune. Moins ils en faisait, plus il pouvait le dépenser ailleurs, la qualité n'était pas bonne, alors il ferait avec. En espérant qu'il ne se fasse pas renvoyé pour inutilité auprès du jeune noble.
lui tendant la boite, il pris enfin une parole claire.

-S'il vous plait, je m'excuse de vous demander cela, mais, pourriez vous m'aider ? Je dois désinfecter les plaies mais dans le dos, je ne vais pas y arriver.


Demander de l'aide, déjà qu'en étant moins que rien, cela n'était pas facile, mais avoir été le spectacle, l'amusement devant lui, il avait si honte.. Ses yeux baissés, il posa su le lit la boite et les bandages, au cas ou Anastase n'en voudrait pas.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 6 Fév - 17:55

[-> Salon]

Anastase avait attendu, patiemment, gardant le compagnon lové contre lui, que celui-ci se réveille. Sa colère était peu à peu retombée pour laisser place à un sentiment de tristesse, tout relatif bien entendu. Voir Julien dans cet état lui fendait le coeur. Lui-même pouvait être un véritable tortionnaire mais là... Certains n'avaient pas de limites. Pour Anastase, il fallait toujours être à l'écoute de son amant, sinon ça ne valait pas la peine. Seules ses périodes de grandes colères échappaient à la règle. Le jeune homme en avait déjà subi une. Mortchêne espérait pour lui que cela ne se reproduise pas trop souvent.

Quand Julien ouvrit enfin les yeux et qu'il murmura son prénom, Anastase ne put retenir un tendre sourire d'étirer ses lèvres. Finalement il dut bien reconnaître qu'il avait surtout eu peur pour le jeune homme. Que cet imbécile vienne à bout de lui... La main de Julien vint à la rencontre de la sienne et il la serra doucement, lui faisant comprendre qu'il était là. Mais il n'avait pas prévu la suite, qui finit de briser son coeur. Le compagnon fondit littéralement en larmes. Protecteur, Anastase attira Julien tout contre lui, le berçant doucement pour le calmer. Il caressait ses cheveux tendrement, le reste de son corps trop couvert de plaies pour se permettre d'en caresser la peau.


"Je suis là... C'est fini... Julien..."

Il déposa quelques baisers sur les fins cheveux noirs avant que le chagrin passe et que le compagnon ne se redresse, pas vraiment assuré. Anastase aurait préféré qu'il reste alité mais il savait déjà que c'était peine perdue que de chercher à le convaincre. Alors il le suivit du regard, prêt à le rattraper en cas de défaillance. Son regard détailla les nombreuses blessures du jeune homme. Il avait réellement eu à faire à un monstre. Son dos était sanguinolent et un coup d'oeil aux draps ne fit que confirmer son malaise. Il espérait vraiment que Julien sans remettrait sans trop de mal.

Anastase gardait le silence, préférant ne pas heurter le compagnon qui semblait regarder d'un oeil mauvais le matériel qu'on avait apporté. C'était lui-même qui avait demandé à ce qu'on monte tout cela, afin de s'occuper du jeune homme avec plus de douceur que l'auraient fait les infirmiers. Parce qu'à présent il était sûr d'une chose, c'est que son amant était loin d'être apprécié dans l'établissement et il était hors de question que l'on s'occupe mal de lui. Alors la demande de Julien le fit sourire.


"Bien sûr, je vais t'aider. Viens te mettre devant moi."

Mortchêne voyait bien la gêne que ressentait le jeune homme. Qui n'en aurait pas ressenti après une telle humiliation ? Il lui tendit la main pour qu'il vienne debout devant lui. Son regard l'inspecta avec une profonde douceur, tout le contraire de celui qui avait été posé sur lui alors qu'il tournait sur lui-même dans le salon. Anastase caressa un instant la main de Julien avant de soupirer.

"Grand Dieu... Dans quel état t'a mis cet inconscient..."

Le noble baisa légèrement la main de son amant avant de poser les yeux sur tout le nécessaire soin.

"Je vais m'occuper de toi. Dis-moi ce que je dois faire, d'accord ?"

De sa main libre, le noble attrapa une petite boîte de faillence qui contenait certainement un baume ou un onguent quelconque, lui jetant un regard interrogateur.

"Car je ne suis guère connaisseur de toutes ces choses."

Il lui adressa un petit sourire, un brin gêné de ne pas savoir quelque chose.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 6 Fév - 18:18

Julien avait du mal, et dans sa fierté dans son corps. Son âme, chose totalement futile pour une personne de sa condition, il préféra ne rien montrer de sa vraie douleur et se laissa faire.
Avec une certaine pudeur, il lui permis de lui tourner le dos, lui pésentant ses plus grandes blessures. Il allait les sentir passer, comme dirait l'autre, mais le comte se proposait vraiment de l'aider. Alors il serrerait les dents.

Il ne voulut pas s'étendre sur le sujet, mais les coups, de cravaches, ou bien faites avec les lanières du martinet avaient crée de longs sillons. Pendant une journée, on était venu voir le client, lui apporter toutes eau ou nourriture necessaire, feintant de ne pas voir l'état de Julien. Il avait même osé dire non, une fois. Pas deux, car le coup de poing dans l'estomac qui suivit acheva ses maigres contradictions.

Son esprit se brouilla quand il senti la bouche d'Anastase baiser sa main. Qu'il retira aussi sec.

-Non... je ne suis pas propre, l'autre m'a tellement salit, blessé, que je ne voudrais en aucun ca que vous tombiez malade. J'en serais tellement désolé..

Il baisa à son tour la main du Comte. Il frissonna à l'idée de sentir l'onguent sur sa peau. Il allait pleurer, car cicatrisant, voulait dire picotement ou brulue en surface.

-Penez en au creu de votre main, chauffé le en malaxant avec votre index et une fois souple, presque liquide, appliqué le là ou... il y a coupure. Je vous guiderai, soyez tranquille.

Julien serra les dents, baissa la tête et pria pour que cela ne soit pas trop douloureux. Sa peau ne pourrait décidément ne pas en supporter des comme ça très longtemps, sous peine que son corps soit pire que le diable lui même. Le diable était beau, séduisant, lui serait tout bonnement réduit à caché ses blessures du mieux qu'il le pourrait.

Sentant le produit agir, il se crispa, se redressant et surtout, couinant. La douleur oui, mais quand elle est voulut.

-Ne partez pas, je vais me remettre d'ici une heure ou deux, je vous en prie, ne partez pas avant que j'ai put vous combler, au moins une fois, encore.


Il ne savait pas combien de temps resterait le Comte, quelques heures voire une journée, mais pas plus, surement.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 6 Fév - 19:53

Anastase pouvait comprendre la honte cuisante que l'on pouvait ressentir à être exposé à la vue de tous, à être humilié en public. De nombreuses fois, il s'était évanoui ou avait été montré tel une rareté devant une assemblée. Évidemment ici, la douleur accompagnait l'humiliation. Bande de salauds. ils ne pensaient pas comme des hommes mais comme des monstres. Ils venaient ici prendre du plaisir mais ils oubliaient bien trop souvent qu'il avait en face d'eux des hommes, avec des sentiments et des sensations. Julien s'était déclaré comme 'sa poupée' et il en avait été touché. Mais c'est lui qui l'avait décidé et il savait alors qu'il pouvait se permettre des choses. Mais De Besnier... Il aurait eu moins d'éducation qu'il lui aurait balancé son poing en pleine figure.

Mortchêne fut légèrement surpris quand il sentit se dérober la main de son compagnon de la sienne. Avait-il honte à ce point qu'il ne pourrait plus même le toucher ? Et puis la vraie raison tomba, assez vite pour que le noble ne se fasse pas trop de fausses idées. Il sourit légèrement à la sollicitation du jeune homme envers lui et sa santé. Le baise-main le fit doucement frémir, comme une ingénue, peut-être et il se contenta alors de caresser la main de Julien dans la sienne.


"Ma santé est déjà bien fragile, tu dois avoir raison."

Certains dans les salons riaient d'ailleurs beaucoup de cet état maladif, pariant sur le nombre d'années que Sieur Mortchêne allait encore vivre. Enfin, survivre serait plus juste. Anastase lâcha la main du compagnon et écouta ses conseils avec attention. Il ouvrit la boîte de faience et en dira une noix d'onguent. Le noble se doutait bien que ça ne suffirait pas d'ailleurs. Il faudrait recommencer ça un grand nombre de fois pour couvrir toutes les plaies du jeune homme. Il appliqua à la lettre les paroles de Julien et quand la pommade fut comme il le disait, presque liquide, il leva sa main pour commencer l'application.

Le frisson qui traversa son amant lui fut transmis. Le voir se crisper ainsi en couinant lui indiquait la douleur qu'il pouvait ressentir. Une mauvaise douleur, qu'on ne désire pas et dont on aimerait se débarrasser. Celle que ressentent tous les hommes et qui les avilis de la pire des façons. Pas de plaisir ici pour le pauvre compagnon. Pourtant Anastase y allait en douceur mais le baume cicatrisant reste ce qu'il est. Il brûle, il pique, il tire la peau. Rien de bien agréable évidemment. Mortchêne fit de son mieux pour aller vite tout en faisant son office correctement.

Et puis la réflexion de Julien brisa le silence douloureux de la pièce. Le noble se permit un fin sourire. N'était-il pas adorable ce compagnon ? Sa lettre d'ailleurs le suivait toujours dans la poche intérieure de sa veste depuis son départ d'ici. Parfois, tel un amoureux épris d'une demoiselle, il l'avait relue, ressassant son dernier séjour et faisant monter son désir en un claquement de doigt. Évidemment qu'il désirait ce jeune homme mais pas dans cet état. Il attendrait un peu qu'il se remette et qu'au moins, ses plaies arrêtent de saigner. Il avait une semaine devant lui après tout. Finissant son application, Anastase laissa glisser ses mains douces sur les bras du compagnons.


"Tu es vraiment adorable sais-tu ?"

Le noble se releva pour venir se poster face à Julien, son regard analytique se posant sur les multiples blessures qu'il avait également sur le torse et les jambes. Apparemment De Besnier avant encore eu l'intelligence de laisser l'entrejambe de son compagnon tranquille. Anastase reprit le pot d'onguent pour s'occuper également de ces plaies. Il prenait tout simplement plaisir à soigner celui qu'il considérait un peu comme son protégé.

"Sache que mon séjour ici va certainement s'étaler sur la semaine. A moins que Sa Majesté ne m'appelle à lui plus tôt, bien entendu. En tous les cas, tu auras tout à fait le temps de te remettre avant de... me combler comme tu dis. Pour l'instant, tu te reposeras ici, tu seras mieux. Et puis j'ai quelques présents que j'aimerais t'offrir, si tu veux bien les accepter."

La malle des effets du noble était accompagnée d'une autre, un peu plus petite, qui contenait quelques cadeaux. Car nous ne répéterons jamais assez que Mortchêne aime faire plaisir à ses amants.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 6 Fév - 20:47

Les dents serrées, il tentait de ne pas crier plus qu'il ne fallait. Seuls ses couinements trahissaient la douleur actuelle.
Chaque plaies étaient au fur et à mesure recouverte de cette pommade de si basse qualité. D'ailleurs, il lui rendrait ses même gestes, à quelque chose près, pour ses douleurs à la tête. Des migraines, vraisemblablement.

La caresse sur ses bras le fit se tendre, comme un appel à une douceur et une envie en amena une autre. il lui fit face et la douceur qu'il lut le fit se réchauffer un peu plus et bêtement espérer.
Lui le premier, noble de sang, même si son employeur n'en n'avait eut cure, n'aurait surement pas relever plus que de la pitié devant un être comme lui, surement qu'il l'aurait soigné, mais guère plus, il était si inexpressif et introvertie, que peu l'aurait fondamentalement touché ou ému.

-... une semaine..

Comme pour réaliser ce qu'il venait d'entendre, il préféra le répéter. Il allait pouvoi vivre une semaine avec lui ?! Julien en eut les larmes aux yeux. Depuis sa lettre, quelque peu osée, pour un homme de sa condition, il n'avait pas espéré tant. il l'aurait bien étreint, voulant lui prouver ô combien cela lui faisait plaisir.

Mais l'idée d'avoir des effets, offerts par Anastase le mis mal à l'aise, il ne pourrait pas les conserver, il le savait, il se ferait volé ou tout confisquer pour une raison qui lui serait biensur inconnue. Mais il n'en dit rien, bien trop heureux d'avoir été dans les pensées du jeune Comte.

-Il ne fallait pas, vous avez du dépenser de l'argent, bien trop.

Il ne savait pas ce qui se trouvait dans la malle, encore moins le prix, mais ses parents l'avaient tellement bassiné avec ce que l'argent fait et permet, qu'il ne fallait jamais le dépenser à tort et à travers.
Alors qu'il finissait de le soigner, pour aujourd'hui, il ne senti plus la douleur de son dos. Mais il ne pouvait plus vraiment s'allonger devant laisser l'onguent faire effet. Et il aurait à prendre un bain, pour enlever celui-ci et recommencer.. bref, ils avaient pas finit.

-Mais j'ai aussi quelque chose pour vous, à ma mesure, hélas..

Pris d'une force soudaine, il pris son peignoir qui avait été balancé là aussi sans attention. Il fouilla ses poches dissimulées et en sorti deux petits paquets.
Un sachet d'herbes, qu'il lui ferait prendre en infusion et une pommade, mis dans une boite en porcelaine qu'il avait voler en cuisine. Tout en foin avait été fait d'ailleurs lors du vol, mais il ne fit comme si de rien n'était.

Il se plaça derrièe Anastase, le fit se pencher en arrière, pour qu'il reposa sa tête sur ses cuisses mises en tailleurs et d'un geste sur, vraiment adéquate, il lui massa deux points précis, avec son mélange de plantes.

-Je vous garantie une nuit saine, sans douleurs ni cauchemards. Votre présence m'est tellement précieuse, que je ne voudrais pas vous imposer mon impotence et en plus vous voir souffrir d'une quelconque nuisances.


Ses mains parcoururent alors son visage et comme pour briser ce gouffre qu'il y avait eut par rapport à l'abscence et la scène d'humiation, il se courba, souplement, et l'embrassa fièvreusement, se perusadant qu'il serait encore là quand il réouvrirait les yeux.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Jeu 7 Fév - 23:59

Ho oui, des migraines, de superbes migraines... Enfin pour le moment il n'avait pas à se plaindre. Elles n'avaient pas montré leur nez depuis quelques jours, même si sa colère avait fait apparaître une légère douleur sur ses tempes. Mais ça ce n'était vraiment rien... Il continuait ses soins avec application et la réaction de Julien le fit sourire. Une semaine effectivement... Il avait passé un mois à Versailles et même si pour certains c'était un mois d'orgies, pour Anastase c'était un mois de torture en compagnie de gens insupportables avec lesquels il devait jouer les faux-jetons. Autant dire qu'il était bien heureux d'être revenu et que cette semaine lui ferait le plus grand bien.

"Oui, une semaine. Je ne sais guère si Monsieur de Guerray te laissera à moi la semaine complète. Mais je l'espère."

Il posa la boîte de faïence sur la table une fois qu'il eut fini et disparu un instant dans la salle d'eau pour rincer ses mains qui le brûlaient légèrement sous l'effet du baume. La remarque de Julien le fit hausser un sourcil. Étrange. En tant que noble, ses parents lui avaient toujours dit de se laisser aller à la dépense. Pour bien prouver qu'ils n'étaient pas du Tiers-État et qu'ils avaient les moyens de s'offrir tout le luxe dont ils pouvaient rêver. Toujours est-il qu'il avait vu quelques belles choses venant d'un tailleur de passage à Versailles et qu'il n'avait pu s'empêcher de penser au compagnon. Anastase revint dans la chambre avec un léger sourire.

"Je peux bien faire ça."

Il avait pensé au fait que Julien se voit retirer ses présents, seulement Mortchêne ne pensait pas que De Guerray soit assez stupide pour refuser que son compagnon soit vêtu de plus agréable façon. Une chose provoquerait peut-être son mécontentement mais ça... Anastase s'assit avec délicatesse sur le bord du lit et sourit doucement à l'annonce de son compagnon. Il fallait bien avouer qu'il avait un peu oublier cette histoire d'onguent, pas vraiment certain qu'on puisse faire quelque chose pour lui. Il avait fini par se résigner à son mal... Il suivit le jeune homme des yeux et fut surpris de se sentir partir en arrière.

"Mais enfin que..."

Un léger soupir passa ses lèvres. L'odeur de la mélisse l'enveloppa et l'histoire du baume lui revint en mémoire. Il sourit doucement en fermant les yeux. C'était tellement agréable, presque envoûtant. Pourquoi ne lui avait-on pas fait cela plus tôt ? Doucement, sa migraine se retrancha dans les replis de son esprit si étendu et Anastase se détendit sous les mains habiles de Julien. Il aurait presque gémit légèrement s'il n'avait pas eu plus de tenue. Il sentit les mains du compagnon glisser sur son visage et ses paroles lui réchauffèrent le coeur.

Précieux... Pour autre chose que son intelligence, son sang ou son argent... Il aimait à le penser du moins. Le noble allait lui répondre, dans un murmure certainement, mais des lèvres vinrent à la rencontre des siennes, passionnées, désireuses. Anastase écarquilla un instant les yeux avant de glisser une main dans la nuque du jeune homme et de les refermer sous le plaisir, répondant au baiser avec ardeur. Un baiser, un vrai, qui le faisait frémir et lui tirait des soupirs. Il en profita jusqu'à perdre haleine, posant ensuite son regard ténébreux dans celui de Julien. Un regard plein d'envie mais Mortchêne saurait se tenir.


"Tes baisers sont divins..."

Dans un souffle, contre ses lèvres... Finalement, ils ne s'étaient guère embrassées lors de leur première entrevue. Quel dommage... Il fallait bien qu'ils se rattrapent non ? Anastase vint caresser les lèvres de Julien de sa langue lui volant un second baiser, plus langoureux encore, presque torride. C'était effrayant ce qu'un baiser pouvait faire sur un homme qui n'en recevait que de femmes imbéciles et sans passion. Mortchêne se força à quitter une nouvelle fois ces lèvres divines et sourit à son amant, caressant doucement sa joue.

"Je pourrais passer ma journée à ça... Mais que dirais-tu de prendre un bain ? Après tes ... péripéties, cela me semble tout indiqué. Enfin, je crois..."

Il baissa légèrement les yeux, espérant ne pas se fourvoyer. Mais après tout, un bain ne pourrait pas faire de mal à son protégé, si ?
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Ven 8 Fév - 20:00

L'idée de ne pas pouvoir le "servir" pendant la semaine de présence d'Anastase le mis en alerte. Il était à lui et personne ne devait le toucher, mis à part lui. On le maudissait assez pour ne pas à avoir lui voler son seul client, celui auquel il tenait par dessus tout.
Cette simple pensée le fit reculer, psychologiquement. Depuis quand attendait il quelque chose de la part de quelqu'un ? On ne lui avait jamais donné quoi que ce soit et il avait trop bien retenu la leçon. Ne pas espérer de l'autre. Sauf que la venue du jeune Comte lui avait tellement rongé les sangs qu'il en avait presque perdu l'appétit.

L'embrassant, doucement, il ressentit cet appel à la luxure, cette brulure si connues, mais tellement peu souvent assouvie correctement. Et là, quelle merveille.. l'odeur de la mélisse, odeur capricieuse et envoutante, ce petit gout presque d'interdit, lui brouillaient les sens.
Anastase lui en donnait un, ne répondait pas, mais bien lui donnant un baiser, un vrai, ceux dont on se souvient avec cette sensation au creu de l'estomac.
Ses mains encadraient, cajolaient ce visage de porcelaine, cette peau d'alabâtre. Sentant parfois sa peau trop tendue dans son dos, il se crispait ou sursautait sous la pointe de douleur.
Les frissons le parcouraient sans cesse. Il ronronnait, soufflait, cette position, ainsi que cette main dans son cou le soumettait quelque peu et le désire de se sentir pris et ainsi s'abandonner à cet homme le fit craquer.

-Oui... moi aussi, j'aime à sentir vos lèvres sur moi, être pour vous cet objet du désire me faire jouïr.


Et le pire, ou le bien (?) c'est que s'était vrai, il avait la capacité de jouir sur de simple attouchement, sans avoir une fois fait manoeuvrer son sexe ou avoir été pris. Une chose qui en avait amusé plus d'un. Il en avait eut honte au debut, mais prenant le parti de cette chose horrible qu'il était d'après les autres, il en assumait pleinement les effets.

Le bain, venait à point, il avait plus que besoin et jamais Anastase ne le toucherait tant que sa peau ne serait pas laver de cet ignoble personnage. Et Anastase l'avait surement compris, même s'il n'avait eut mot.

-Je vous suivrais ou vous voudrez.

Phrase bateau, utilisé souvent, mais applique rarement. Sauf que Julien, avait si peu d'attache, si peu d'attente après le genre humain, qu'il ressemblait plutôt à un chien, qui suivrait le compagnon qui le caresserait le mieux et qui lui donnerait une pitance.
En échange de son corps. Mais toute fois, les sentiments, ne devraient alors jamais s'en mêler, sous peine de se vour meurtri, car forçément abandonné, tôt ou tard.

Il lui tendit la main, et le tira doucement vers la salle de bain, comme pour supprimer cet air gêné qu'avait pris son client tant attendu. La pièce était remplie de vapeur, l'eau fumait.
Se faisant discrêt, il plongea la main dans l'eau. Chaude, à la limite du supportable, il soupçonna un membre du personnel de l'avoir bien fait chaud pour lui. Comme s'était adorable.
Hein.. La douleur n'en sera que plus vive. Mais il ne montrerait rien, il se posterait derrière lui, enfin s'il lui laissait le temps, m'enfin devant ou derrière..
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Chambre d'Anastase Mortchêne.
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