Hôtel de Guerray

Venez découvrir les joies du XVIII ème siècles.
 
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 Chambre d'Anastase Mortchêne.

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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Lun 28 Jan - 4:55

[-> Le Hall d'entrée]

Anastase avait glissé avec volupté jusqu'à sa chambre, sans un regard pour les hommes et femmes qu'il avait croisés. Leurs regards s'étaient par contre posés sur cette angélique apparition, le suivant des yeux comme s'il avait été irréel. Car c'était l'impression que donnait le jeune homme, renforcée à cette heure par son air légèrement maladif. Il ne voulait rien en laisser paraître, conservant la tête haute, mais il ne pouvait empêcher son teint de pâlir un peu plus encore. Cet état le rendait d'apparence encore plus fragile, cette apparence qu'il détestait tant.

Innocent, fragile, angélique, on ne lui donnait que peu de crédit de prime abord, le considérant comme trop faible pour assumer un poids trop important sur les épaules, comme trop simple pour réfléchir, trop naïf pour prendre une décision importante. Seulement cette première impression coûtait souvent cher à ceux qui décidaient de s'y arrêter, car quand le véritable Anastase leur apparaissait, il était bien trop tard pour qu'ils puissent s'en sortir. L'Ange devenait Démon et faisait d'eux ce qu'il voulait. Ils étaient dévorés tout crus par ce loup qui se faisait si facilement passer pour un agneau.

L'Ange disparut derrière la porte de sa chambre, se cachant des regards qui lui pesaient trop à cette heure. Il s'approcha de la fenêtre pour voir avec plaisir que la vue donnait sur les magnifiques jardins de l'Hôtel. Outre les plaisirs auxquels ils pouvaient s'adonner en ces lieux, il appréciait également le repos et le calme qu'il pouvait y trouver, loin de ceux qui lui portaient sur le système. Sa femme principalement, qui ne cessait de geindre et de se plaindre, et son fils qui ne semblait avoir hérité de son père que son physique agréable et que l'intelligence semblait avoir évité de toucher. Il ne trouvait pas chez lui le repos dont il avait besoin et ce n'était pas au palais royal qu'il allait pouvoir aspirer à trouver le calme.

Anastase fit glisser son long manteau blanc de ses épaules, le regard posé sur l'extérieur, avant de le mettre sur une chaise. Sa main se glissa dans la poche de son gilet tout aussi blanc pour en sortir un mouchoir de dentelle. L'odeur de la lavande imprégna alors la pièce et le jeune homme ferma les yeux en respirant profondément cette fragance. Elle calmait légèrement ses migraines, relâchant ses tensions. Mais Dieu qu'il détestait faire cela en public. Un homme si respectable que lui ne pouvait pas décemment faire cela sans qu'on le prit pour une précieuse. Il aurait paru ridicule et un peu plus faible encore. Le fait qu'il aimât les hommes ne devait pas non plus sortir des murs de cet établissement. Sinon il pouvait dire adieu à tous les efforts qu'il avait faits pour faire passer son apparence au second plan.

Le regard à présent posé sur le feu qui ronronnait dans l'âtre de la cheminée, Anastase rangea son mouchoir non sans y avoir rajouté quelques gouttes d'huile essentielle de lavande. Il retira ensuite son gilet, la chaleur ambiante de la pièce le faisant étouffer, révélant un justaucorps écru finement brodé et une chemise blanche. La douleur s'était légèrement estompée mais elle était tenace et lui vrillait toujours les tempes. Il avait besoin de se détendre et de passer sa mauvaise humeur sur quelqu'un...

Posant son noble séant au fond d'un fauteuil tourné vers le feu, Anastase laissa ses yeux ténébreux se plonger dans les flammes, hypnotisé par leur danse brûlante. Il espérait qu'un compagnon arriverait bientôt, sinon il avait bien peur de s'endormir ou pire, de s'évanouir ainsi, et sa colère serait alors bien pire encore à son réveil.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Lun 28 Jan - 16:09

Voila, encore une fois, il était demandé. Rien de spéciale lui avait été recommandé, mais des ricannements faisant état qu'il reviendrait encore couvert de bleu et qu'il aimerait ça.
Il avait totalement ignoré les dires, s'en foutant, mais tout de même, il se demandait pourquoi était-ce mal d'aimer la douleur ?
Haussant les sourcils, il mis son peignoir de soie noire, seul vestige de ses affaires, de sa vie passée. On avait consenti à le lui laisser. Persuadé que cela donnerait un certain charme à sa personne.

Il avait eut quelques demandes, des hommes voulant pousser leur vice du sadomasochisme. Et bien vite reculer, la vue du sang, le plaisir dans les yeux de la victime faisait souvent peur.
Mais ils revenaient, presque tous.
Augmentant parfois la douleur, pour être sur que. Mais la plupart devenaient souvent mou et gauche. Se trouvant affreux par rapport à la fois précédente.

Julien, lui, laissait faire, son plaisir, même si on ne prenait souvent pas le temps de le laisser jouïr, était toujours présent. Frissonner, le contentait souvent.
Alors qu'éjaculer était vraiment, vraiment la cerise sur le gâteau.
Il avait accès la l'infirmerie de façon régulière. Ses plaies devaient rapidement cicatriser, ses bleues s'atténuer. Donc, pour être le plus présentable possible, ses séjours, par fois s'éternisaient.

Avec lenteur, il avançait dans les couloirs. L mépris des gens de maison le laissait de marbre. Il avait sa dignité, car il aimait ce qu'il faisait. La nature humaine le passionnait.
Les compagnons lui souriaient, souvent le méprisaient. Il s'en fichait, royalement. Car même si son travail était une abomination dans son sens large, lui, avait toujours son rang, quoi qu'ils en pensent.
Si un jour il voulait partir d'ici, si ses parents venaient à mourir, il serait encore et toujours Julien de Jambville.

Frappant placidement à la porte. Le nom de cet homme, Anasyase Mortchêne. De mémoire, il savait qu'il y avait un rapport avec le Roy. Acceuillant cette nouvelle comme un paisir, non pas à espérer qu'il le sorte de là, il se remémora alors ses si bonne manières qui ne l'avaient jamais vraiment quittée.

Entrant une fois l'invitation faite, il referma doucement la porte et toujours lentement, comme il se déplaçait au naturel, il se mis devant le jeune homme. Un sourcil levé, surpris quelque centièmes de seconde de la jeunesse de la personne.

-Bonjour messire, Julien pour vous servir.

A sa façon habituelle, histoire de planter le décors rapidement, il s'agenouilla devant lui, pas trop loin ni trop près. Il attendrait qu'il ordonne?
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Lun 28 Jan - 18:28

Haaa... La nature humaine. Terrible et pourtant tellement passionnante. Les Hommes se veulent vertueux, en société du moins, car dans les boudoirs et les chambres à coucher, il en est bien autrement. Car le bonheur n'est que dans ce qui agite, et il n'y a que le crime qui agite, ce qui est défendu : la vertu, qui n'est qu'un état d'inaction et de repos, ne peut jamais conduire au bonheur. Et ça, Anastase l'avait très bien compris. Et il ne se privait pas de le mettre en pratique.

Quant à la douleur... Le jeune Julien serait servi. Et compris également. Car il n'est aucune sorte de sensation qui soit plus vive que celle de la douleur. Ses impressions sont sûres, elles ne trompent point comme celles du plaisir. Et il savait à quel point les Hommes avaient besoin de se sentir vivants. De toute manière, se faire prendre par Messire Mortchêne était déjà une source de souffrance. Il n'avait guère besoin d'un faire plus, car Anastase jouissait depuis la naissance d'un atout bien plus qu'imposant, meurtrissant les chairs de ses compagnons sans commune mesure. Certains avaient fuit, d'autres avaient hurlés de douleur après avoir pensé naïvement que le noble les préparerait à le recevoir et d'autres... D'autres avaient joui de se sentir ainsi écartelés.

Et ces hommes là, Anastase revenait les voir. Car il aimât qu'on l'aime de cette façon. Sade venait seulement de voir le jour dans ce Paris si proche de la Guerre mais déjà le jeune Mortchêne ébauchait une vision de ce qu'on appellerait le sadisme, de ce plaisir de faire souffrir. Plus tard il serait certainement un amateur des oeuvres de ce cher Marquis et en prendrait de la graine. Mais pour l'heure, il expérimentait doucement.

Les yeux perdus au coeur des flammes, ses paupières papillonnèrent légèrement alors qu'il entendait frapper à sa porte. Il n'y posa même pas les yeux, se contentant d'une brève injonction, de ce ton éthéré qui était le sien.


"Entrez."

La porte fut doucement refermée, ne brisant pas le calme qui régnait ici et le pas du compagnon lui sembla léger et lent. Bien. On ne lui avait pas envoyé un nerveux. Enfin, il n'avait pas non plus intérêt à être endormi. Au pire des cas, Anastase se ferait un plaisir de le réveiller. Il ne put remarquer le sourcil levé du jeune homme, car il ne posa les yeux sur lui qu'une fois qu'il se fut agenouillé à ses pieds. Julien. Un jeune homme qui avait apparemment compris ce qu'il faisait ici. Il laissa son regard traîner un instant sur le compagnon, silencieux.

L'opposé du jeune Mortchêne se trouvait en face de lui. Des habits et des cheveux aussi noirs qu'Anastase pouvait les avoir blancs et clairs. Le noble respirait l'innocence et celui qu'on ne pensait plus noble à cette heure transpirait la luxure, paré de son peignoir de satin. Seules leurs peaux semblaient jumelles, nacrées et presque translucides. Finalement la voix d'Anastase se fit de nouveau entendre, calme et posée. Angélique.


"Relève toi. Et montre toi un peu."

Croisant souplement les jambes, Anastase posa son regard ténébreux sur le compagnon, bien décidé à découvrir un peu le corps de Julien avant de s'en servir de défouloir.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Lun 28 Jan - 18:40

A genoux, il avait posé ses mains sur le sol. Attendant que le jeune homme en face de lui indique si oui ou non il pourrait se relever.
A cette hauteur, il senti comme une odeur de l'extérieur.
Un plante.. oui, de la lavande. Cette odeur lui rappela alors immédiatement sa mère.
Souvenir pas vraiment agréable, mais bon, pas non plus à se facher.

L'ordre tomba, net et d'une voix calme. Ses yeux se remontèrent, lentement, en même temps que son corps.
Comme s'il avait été articulé depuis une machine. Se posant sur le client, sans pour autant le défier ou lui offrir un regard mauvais.
Non, juste calme et posé, il aurait tout aussi bien pu regader dehors, mais il serait alors passé pour celui qui réfutait sa condition ici.

S'exécutant, il ne parla pas, chercha à charmé tout de même le jeune angélique et tout en tournant, il défit son peingoir de soie noire. Montrant son corps tel qu'il était. Peau laiteuse, mais ombré de bleues.
Ne pensant pas à paraite gêné, il tourna sur lui même et une fois en face de lui, il écarta les bras, le regardant toujous aussi calmement.

Son sexe était au repos, de couleur claire, et aux poils légèrement plus foncés, il n'eut ps honte une seule seconde. Les vices cachés ici l'avait lavé de toute pudeur.

Il aurait bien aimé lui demandé s'il aimait ou non ce qu'il regardait, mais se tut, ne sait on jamais.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Lun 28 Jan - 19:27

Cette odeur de lavande... Autant il avait pu la détester quand il était plus jeune, autant aujourd'hui il la bénissait et lui adressait ses remerciements les plus sincères. Alors qu'elle emplissait la pièce, le noble se sentait un peu mieux. Un peu seulement. Ses nausées restaient présentes et lui causaient d'innombrables maux. Il haïssait sa constitution et cette simple pensée rajouta à ses idées noires.

Son regard de ténèbres croisa celui tout aussi sombre de Julien mais Anastase ne lui accorda pas un sourire. Ses yeux analysait, comme toujours, l'homme qui lui faisait face. Il ne l'avait encore jamais vu ici. Sinon il s'en serait bien évidemment souvenu. Car le jeune Mortchêne se souvenait toujours de tout. Et après on se demandait pourquoi le pauvre souffrait le martyr dans de violentes migraines.

Il appréciait déjà une chose : Julien faisait sans broncher ce qu'on lui demandait, sans fausse pudeur, sans faire croire qu'après le temps qu'il avait passé ici, il avait honte de montrer son corps. Il ne cherchait pas non plus à faire son intéressant, ne forçant pas son regard à se faire doux ou charmeur, ne trahissant pas sa nature. Anastase se délectait du spectacle que lui offrait le jeune homme, finalement pas beaucoup plus jeune que lui.

Le peignoir révéla un peau qui semblait douce en plus d'être claire mais marbrée de bleus. Ce petit détail le fit sourire en coin. Voilà qui était intéressant. Qu'avait donc subit Julien dans certaines des chambres de cet établissement ? Anastase ne ressentit aucune pitié mais un agréable frisson lui remonta la colonne vertébrale, sans que cela ne soit apparent. Souple, félin, il décroisa les jambes pour se relever. Julien, immobile, ouvrait les bras pour permettre au noble de ne pas rater le moindre détail de la physionomie si agréable du compagnon.

Il s'approcha, légèrement plus grand que son vis à vis, laissant son regard froid glisser sur la peau du jeune Jambville et commença à lui tourner autour, lentement, observant sa proie. Le bout de ses doigts, de ses ongles, frôlaient le grain si fin de la peau de Julien et se postant derrière lui, Anastase laissa glisser sa main sur son dos, appuyant allègrement sur les bleus qui le recouvraient.


"Tu es d'une très belle physionomie."

De cette apparence, le jeune Mortchêne était sûr d'une chose : cet homme là ne venait pas de n'importe où. Mais ça ne rendait que plus forte cette impression de luxure qui émanait de lui. Anastase continuait à suivre le chemin des bleus du jeune homme, appuyant toujours plus fort du bout de ses doigts fins.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Lun 28 Jan - 19:50

Le regard qui coulait maintenant sur lui le fit à peine sourciller. Il avait donc à faire à un pas gentil. Il les reconnaissait rapidement. Leur nature à leur donner le bon dieu sans confession, il en avait l'habitude.
Le fait qu'il touche de ses ongles et non à lui sauter dessus comme un gosse sur sa mère, il se savait déjà pris dans des méandres longs et douloureux.

Les bleues qu'il avait le faisant encoe sourire quelque peu. Et de sentir la caresse, suivit de cette sensation presque divine, sa douleur.
Ouvrant la bouche, ne faisant pourtant sortir aucun son, il souriait. Presque.

Le compliment le rassura, son corps ne le répugnait pas et il s'en réjouit. Sachant quand même que le reste ne serait pas aussi mou et aussi gentillet.
Serrant les dents, la douleur était là et il appuyait toujours plus. Mais comment dire, il avait mal en aurait pleuré, mais en aurait redemandé. C'est bien pour ce genre d'atitude que ses compagnons le traitait de fou.

-En quoi puis je vous satisfaire ?

Le ton était neutre, à la limite d'ête enjoué. Trépignant presque, il savoura cette chaleur dans la pièce. Se tendant devant le client qui lui tournait autour, il ferma à demi les yeux.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 29 Jan - 3:59

Ce jeune homme lui semblait bien plus qu'intéressant. Il ne bronchait pas, malgré que le jeune Mortchêne continua à appuyer avec plaisir sur ces nombreuses zones de douleur aux superbes couleurs bleu et mauve. Et mieux que cela encore, il le sentait se tendre sous ce traitement, il le vit entrouvrir les lèvres et il était loin de faire tout cela pour se plaindre de la douleur. Anastase sourit en coin. Parfait.

Seulement, n'en déplaise à Julien, le noble n'était pas d'humeur à jouer longtemps avec son jouet. Il le ferait souffrir avec violence et brutalité, et non avec la lenteur et la patience qu'il savait prendre parfois. Il fallait qu'il fasse rapidement passer son mal. Mais si le jeune homme se comportait comme il l'aimait, Anastase ne se priverait pas de le demander expressément lors d'un prochain séjour.

Alors que le jeune homme prenait la peine de questionner son client sur ses envies, celui-ci se colla à son dos, glissant doucement sa main dans les magnifiques cheveux noirs de Julien.


"Et bien il s'avère..."

D'un geste ferme, la main d'Anastase se referma autour d'une poignée de cheveux fins, tirant violemment la tête du compagnon en arrière, le collant un peu plus à lui.

"...Que j'ai besoin de faire passer mes humeurs."

Maintenant la tête du jeune homme en arrière, le souffle chaud du noble venait chatouiller son cou et sa gorge, alors que sa voix angélique murmurait. L'observant de ses yeux ténébreux, Anastase laissa glisser sa main le long du corps si agréable du compagnon, pour venir se poser sur son entrejambe légèrement tendue sous le plaisir que la douleur lui avait procuré.

"Et j'ai l'impression que tu es apte à les faire passer sans te plaindre."

Les ongles du client remontèrent le membre à la peau si claire avant de le redescendre avec lenteur. Il le prit en main, tenant toujours fermement sa tête et commença à le branler sans retenue. Seulement il n'était pas vraiment à ce qu'il faisait, son mal de tête revenant violemment à la charge. Il chancela très légèrement avant de grogner pour lui-même. Anastase repoussa le compagnon sans ménagement et avec une force qu'on ne lui prêtait pas à première vue. Il se massa la tempe avec un air contrarié. Cela ne le laisserait donc jamais tranquille ?

Il sortit son mouchoir d'un geste vif pour le porter à son nez et y respira profondément la fragrance avant de faire retourner dans sa poche cet accessoire si humiliant. Comme si Julien avait été coupable d'assister à une telle scène, Anastase posa sur lui un regard noir, et malgré son apparence angélique, on pouvait sans problème sentir qu'il valait mieux ne pas chercher à le contrarier. Soutenir même son regard l'aurait mis un peu plus en colère.


"Viens donc me déshabiller au lieu de ne rien faire !"

Légèrement appuyé de la main sur la table, il attendait que le compagnon vienne le mettre à nu. Et ensuite il s'occuperait de chasser son mal de la meilleure des façons.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 29 Jan - 16:07

La douleur devenait reine. Son corps réagissait, à n'en pas douter. Son sexe ne bandait pas, non, mais il ne molissait pas non plus.
Mais sa question trouva vite réponse. Le sentant se coller à lui, il ferma les yeux cette fois pleinement. Appréciant cette "virilité" chez ce jeune homme chétif. Car non, il n'était pas médecin, mais il le sentait malingre, comme ses enfants que l'on voit toujours malade et qui ne s'en sortent pas.

La violence qu'il mis dans son geste lui fit cette prendre le chemin d'un semi-plaisir. Ses cheveux se retrouvaient tirés de force et à cela illrépondit par un soupir.
Ré-ouvrant les yeux sous la dureté du geste, il pris félicité à se coller contre lui, se fondant même un peu plus. Il avait envie.

Cette main qui le touchait, cette poigne autour de ses cheveux, Julien frémissait. Et cela se vit, car le compliment que lui fit le jeune homme le fit se tendre un peu plus.
Mais sans vraime s'y attende, il le senti le toucher, pour mieux le branler, durement. Cette fois il feula, légèrement, ne se donnant pas le droit de gémi ou même de faire entendre son plaisir.
Il n'avait pas encoe eut de client aujourd'hui, ni même hier et avant-hier. Les bleues se voyaient encore trop et le patron ne voulait pas non plus faire fuir les clients.
Donc il était sensible. Il aurait put jouir, aussi vite, si il ne l'avait pas senti reculer et le pousser violement.

Julien se retourna, ne compris pas le but et soudainement, il fit le rapprochement. Le jeune homme était donc bien malade, mais de quoi ? A première vue de migraines, se masser les tempes et respirer à tout bout de champs cette lavande ne le trahissait que trop.

Il acquiéça. Se rapprochant de lui, il n'eut pas peu de prendre un coup, donc c'est sans hésitation qu'il avança et tendit les mains vers lui. Son peignoir ouvert, laissant toujous apparaitre sa nudité, il se colla à lui, exprès, ne le regardant pas une seule seconde.
Ses mains, fines et expertes, entamèrent alors de le dénuder.

Commençant par la chemise à froufrou, grande mode de l'époque, il défit un à un les boutons, mais pas lentement, non, d'un geste sur et d'un rythme ni rapide ni lent, il en vint à bout en quelques secondes, la posant sur la chaise à leurs côté.
Les chaussures, donc il défit sans soucis les boucles, à genoux, il en profita pour se mettre une fois de plus en position de soumission et défit entièrement les boutons de cette culotte. Le tissus était soyeux et richement finit. Bien longtemps qu'il n'en n'avait porté.
Lui resta le tissus souple et fin de ce qui protégeait les parties du jeune homme. Presque fébrilement, il en abaissa le tout. Pour découvrir alors un sexe aux dimension plus que généreuse.

Imaginant alors le sexe en action, il senti son sexe se durcir. Il voulait ce sexe, il n'y voyait aucune autre réponse. Il se redressa, sans le egader et attendit, les yeux perdu sur la table en bois vernis.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 29 Jan - 17:17

Il ne pouvait dire à quel point il aimait la réaction du jeune homme sous ses gestes. La douleur qu'il infligeait aux autres le faisait toujours sourire, lui faisait toujours plaisir, mais n'était-ce pas bien meilleur quand votre partenaire appréciait cette souffrance à sa juste valeur ? Qu'il savait par un travail sur son mental, transformer cette douleur en un lancinant plaisir ? Julien aimait cette sensation et il était habitué à la subir de la part de ses clients. Cela se voyait dans sa manière de se comporter, de retenir ses gémissements. Anastase avait tout contre lui un compagnon digne de recevoir ses attentions.

Et il ne se gênât pas de lui donner un avant goût du plaisir qu'il allait connaître. S'il avait trouvé Anastase brusque en ce moment, il allait être ravi pour la suite. Car si au quotidien les mouvements du jeune homme sont empreints de cette sobriété altière et aristocratique propre à son milieu, l'intimité dévoile un être bien plus charnel. Une à une, les barrières de son physique angélique et de son éducation rigoureuse tombent pour dévoiler la sourde animalité d'Anastase. Il entendit feuler Julien, et si le mal de tête du jeune Mortchêne n'avait pas repris, celui-ci aurait senti contre lui la dure manifestation du désir de son client pour lui.

Le noble reprit doucement ses esprits et laissant Julien se rapprocher de lui, Anastase porta son regard devant lui. Il ne le frappa pas, il n'en avait guère la force en cet instant, toujours appuyé contre la table, mais droit comme son rang le lui avait enseigné. Quand le compagnon se colla à lui puis commença à le dévêtir, le jeune Mortchêne ferma doucement les yeux, savourant la caresse de ses riches vêtements sur sa peau, la douceur de se sentir nu sous les yeux d'un autre homme. Anastase n'avait pas du pudeur.

Et qui aurait pu le lui reprocher ? Il était certes d'apparence chétive mais les tissus révélaient un corps admirable. Contrairement à ce que l'on pourrait croire d'abord, il est loin d'être chétif. Sans être un lutteur, une musculature de statue sculpte son corps, offert aux yeux de Julien. Et lorsque tomba la dernière barrière de tissu, la meilleure partie de l'anatomie du jeune Mortchêne se découvrit pour le plaisir des fantasmes de son compagnon.

Le voyant se relever, il le vit l'éviter de regard mais le sien se posa sur le corps du jeune homme. Un fin sourire étira ses lèvres. Apparemment Anastase était loin de le laisser de glace. Quel plaisir de voir un compagnon accepter ses envies... Certains qu'il avait rencontrés, refusaient toujours malgré le temps d'être réduits aux putains qu'ils étaient pourtant. Et c'était bien dommage pour eux car ils n'y prenaient alors pas le moindre plaisir. Et ils n'en prendraient plus jamais.

D'un geste plutôt doux, Anastase glissa un doigt sous le menton du jeune homme pour qu'il le regarde dans les yeux.


"Et bien ? Je ne te plaîs pas ?"

Lui maintenant un peu plus fermement le menton, le noble s'approcha plus près de Julien pour venir saisir son membre tendu avec force et sans concession pour cette partie somme toute sensible. Un sourire en coin apparu sur son visage alors qu'il fixait celui de son compagnon.

"Bien sûr que si..."

Sentant le mal se propager de nouveau en lui mais ne le montrant en rien, Anastase lâcha sa prise sur le jeune homme avant de le pousser d'un geste vers le lit qui leur tendait les bras. Il ne fallait pas qu'il retarde plus, sinon il allait se retrouver évanouit sur le sol, inconscient sous les yeux du compagnon.

"Va te mettre sur le lit. Le cul bien en l'air."

Ces mots crus, il les disait avec une voix toujours tellement angélique... C'en était troublant. Mais cela ne laissait pas le choix à Julien, il ne lui demandait pas son avis. Lui qui aimait souffrir et qui voulait recevoir le sexe de son client, il allait être servi.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 29 Jan - 17:48

Malgré e fait qu'il est ses troubles, il apprécia tout de même ce qu'il aperçut, les yeux baissés une fois qu'il l'eut déshabillé. Ce corps donnait envie, mais en ressortirait il indemne, il n'y croyait pas.
La mort ne lui faisait pas peur, mais il sentait ce client loin d'être conventionnel. Il avait subit déjà de bien pires souffrances, mais données graduellement. Ce qui est logique dans des rapport sado masochiste. tout monte en puissance, petit à petit. Sauf que là, il allait vraiment devoir s'accrocher, et tenter de s'y plier. Même si la douleur allait le combler.

Il n'eut pas le temps de lui répondre. La main qui tâtait, le fait que le corps devant lui, lui plaise, son sexe, Julien serra les dents. Il se sentait presque qu'au bord de la rupture.
Mais l'ordre, une nouvelle fois tomba. Comme un couperet et pourtant dis sur un ton tellement avenant, et calme.
Il était nerveux. Pas lui, bien sur, mais son client. Pour un peu, avec une certaine force, on pourrait presque le faire plier, juste pour qu’il sente alors toute la puissance de l’autre.
Une envie de le soumettre, à son tour, lui traversa les veines.

Mais il était docile. Et il devait d’avoir son pain quotidien à ses qualités d’amant. Donc, il ne faillirait pas à sa tâche. Déposant son peignoir sur la chaise, à son tour, il se retrouva nu, aussi, devant lui.
Il sourit, non pas moqueur mais appréciateur et se mis à quatre pattes sur le lit. Se penchant en avant, il fit remonter bien en l’air ses fesses.
Sauf qu’aucun ordre n’étant venu dire le contraire, il se mis directement trois doigts, vivement, s’écartelant sans remords.
Il se fit mal, mais ne le senti pas vraiment. Juste qu’il assouplis rapidement ses chairs.
Il retira ses doigts, et roula sa tête de façon à voir plus ou moins ce qui allait se passer pour lui. L’idée de se faire empaler par ce pieu, cette barre de chair le rendait plus que fébrile. Pour un peu il lui aurait dit de se dépêcher. Tout en sachant que la douleur serait terrible.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 29 Jan - 21:49

Prendre son temps, laisse monter la douleur, le plaisir... Anastase adorait cela et il en avait la maîtrise. Seulement pour cela, encore fallait-il qu'il soit au moins maître de lui-même. Et dans l'état actuel de sa santé, Julien n'aurait gagné que de se faire abîmer. Néanmoins, du haut de ses dix-neuf ans, le jeune Mortchêne n'avait jamais tué personne. Il avait bien failli, en cet établissement même, mais son compagnon l'avait arrêté, s'était enfui, avant que n'arrive l'irréparable. Dans le plaisir ou la colère, ça finirait bien par arriver, mais le noble n'y pensait pas spécialement. Pour le moment il avait juste besoin de passer ses humeurs. Sur ce cher Julien.

Et Anastase ne s'imaginait même pas ce qui pouvait passer dans l'esprit de son compagnon. Le dominer ? Hors de question. Déjà dominé, sous le joug de son état de nature, le noble refusait d'être réduit à se plier devant un homme. Parfois pourtant, il s'était laissé prendre, mais après en avoir intimé l'ordre, par caprice. Il en avait parfois le désir, le besoin, mais jamais il ne pourrait apprécier d'être à la place de Julien en cet instant. Personne ne ferait de mal à son corps angélique.

Alors que l'ordre avait claqué dans l'atmosphère chargée de désir de la pièce, s'en suivit un lourd silence. Anastase suivit son compagnon du regard, se servant naturellement un verre de vin. Suivant le moindre de ses mouvements, le noble porta le verre d'alcool à ses lèvres avant de se figer. Mais que faisait-il ce petit impertinent ?

Le jeune Mortchêne regardait Julien se doigter sans pudeur, franchement, brutalement, et malgré l'érotisme de la scène, les yeux déjà ténébreux d'Anastase se firent plus noirs. Le compagnon venait de faire une énorme bêtise. Son initiative n'avait pas été la bonne, loin de là. S'avançant lentement vers le lit, animal, sensuel, le noble fit claquer son verre en le posant sur la table de chevet. Son regard glissa sur Julien, puis sa main dans ses cheveux noirs, doucement elle remonta le long de la colonne vertébrale. Le noble grimpa sur le lit pour se placer derrière son compagnon, se collant à lui, son désir tendu contre lui.

Les mains, toujours douces, ne présageant rien de foncièrement mauvais, glissèrent sur les fesses, puis le long du corps. L'une d'elles resta sur la hanche, l'autre revint se glisser dans les cheveux noirs. Et puis finalement, il fallait bien s'y attendre, Anastase se refit dur et comme précédemment, il tira la tête de Julien en arrière, le forçant à regarder devant lui. Et puis son ton se fit dur et menaçant, alors que les ongles de sa main sur la hanche lui rentraient dans la peau.


"Ne refais jamais ça ? Est-ce que c'est clair ?"

Il attendait une réponse et puis finalement cet ordre précisait également qu'ils allaient se revoir. Mais pour le moment Anastase était en colère. Il aurait tellement voulu goûter à l'étroitesse de ce jeune homme sans la moindre préparation. Mais il allait finir d'assouplir les chairs. A sa manière. Et d'un geste sans la moindre once de compassion ou de douceur, il se fit un plaisir de pénétrer son compagnon. La violence, la douleur qu'il allait provoquer, la sensation de sentir ce jeune homme autour de lui, lui arrachèrent un gémissement de plaisir. Il n'avait pas interdit à Julien de s'exprimer. Il savait déjà comment se comporter.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 29 Jan - 22:58

Il savait, au fond de lui, qu'il avait mal agit, mais la nature humaine est ainsi faite, on tente tout pour moins souffrir. Et ce geste le sauva, peut être.
Mais la colère de son client ne se fit pas attendre. Du moins, il s'y attendait.
Sentant sa main glisser le long de ses reins, de sa colonne et finir dans ses cheveux, il respira un grand coup et lancha un "hannn" de plaisir.

Il avait vraiment ça dans le sang. Mais ce qui s'en suivit, vraiment, le fit hurler. Il venait de le prendre ainsi, comme il l'avait pensé. Sa chair fut distandu et ses mains qui s'enfonçaient dans ses hancheslui donnèrent l'impression d'être une poupe de chiffon. Mais quel bonheur !

Pourtant, il y avait de quoi pleurer, ce qu'il faisait, et crier, ce qu'il faisait, mais contre toute attente, son sexe redoubla instantanément de taille.
La douleur fut moins incisive au bout de quelques minutes, alos il se concentra à faire monter son propre plaisir. Autant allié les deux quand on est masochiste non ?

La tête toujours tiré en arrière par une main fine et ferme, il gémit à son possesseur, de continuer, que c'était bon et se queue le rendait fou.
De bien étranges paroles me direz-vous, mais Julien allait exploser d'ici quelques minutes, il n'avait pas eut ordre de ne pas jouïr.
Sa bouche grande ouverte prenait de grandes bouffées d'air tiède, et gémissait, pleurait, en même temps. Une petite coupure, infime soit elle, faisait couler un sillon de sang.
Il le vit en replongeant la tête dans les draps pas totalement encore froissés. Son sexe suintait déjà d'un liquide annonçiateur de sa fin.

Subissant sans relache les années et venues de cet homme, pas encore majeur, ça il l'aurait juré, il lacha encore une fois un râle, sans pour autant s'attendre à ce que le jeu s'arrête, et éjacula pleinement sur le lit.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 30 Jan - 0:35

Bien évidemment, Anastase n'avait pas interdit au jeune homme de s'exprimer, non, parce qu'il aimait à entendre les soupirs, les gémissements, les cris, les pleurs...Qu'il provoquait. La souffrance et le plaisir mêlés dans ces vives réactions, dont ses voisins de chambre et tout l'établissement devaient d'ailleurs profiter, l'électrisaient au plus haut point. Il n'avait en aucun cas attendu que Julien s'habitue à sa présence, entamant de profonds et violents va-et-vients qui devaient blesser le compagnon sans commune mesure. En cet instant Anastase n'avait pas de coeur et ne pensait qu'à lui.

Les yeux fermés sous le plaisir qui le submergeait, le mal s'enfuyait peu à peu sous l'effort. Il se sentait doucement glisser dans les limbes du plaisir et il dut lâcher la tête de Julien pour se tenir à ses deux hanches, tremblant de désir pour cet homme qui le recevait si bien en lui. Quiconque serait entré en cet instant aurait compris la raison pour laquelle la femme de Sieur Mortchêne craignait par dessus tout qu'il n'ait besoin d'assouvir ses envies. Mais le compagnon résistait délicieusement mieux que Louise, et appréciait malgré ses pleurs et le sang qu'il avait commencé à voir perler.

Anastase n'avait aucun doute là-dessus. Il avait été violent et le choc avait dû être rude, mais Julien en redemandait expressément, crûment, ce qui rajoutait au plaisir de son client. Il n'avait pas honte de son plaisir ni de la manière dont il l'obtenait. Julien venait de se trouver un client régulier. Et ce dernier ne se retenait pas non plus de gémir le plaisir qu'il ressentait pendant cet ébat pour le moins intense. Anastase brûlait littéralement de plaisir et trop absorbé par l'accession à son point culminant, il ne vit pas décharger son compagnon.

Mais le jeu ne continua guère longtemps. Les mouvements du noble se faisait de plus en plus brutaux et espacés, entravés par les tremblements de plaisir du jeune Mortchêne, et enfonçant ses ongles dans la chair des hanches de son compagnon, il se libéra dans un long et rauque gémissement, le gardant un instant tout contre lui pour le sentir encore un peu autour de lui.

Il passe une main sur son visage, exténué, avant de se retirer. Et contre toute attente, il ne chassa pas brutalement Julien. D'un geste doux, il caressa son dos et le fit s'allonger sur le côté avec précaution. Il n'avait pas oublié le sang qu'il avait vu et il fallait éviter que le jeune homme ne bouge trop. Il venait tout de même d'être soumis à une forte dose de brutalité et après avoir calmé ses humeurs, Anastase n'avait plus rien d'un monstre.

Il s'allongea face à son compagnon et vint l'enlacer avec une douceur qui semblait irréelle, tout autant que son angélisme l'était. Restant un instant de la sorte, le noble caressait doucement le dos de Julien et embrassait délicatement son épaule et son cou, en se demandant s'il allait bientôt souffrir d'un évanouissement. Il se retourna pour attraper le verre de vin qui trônait toujours sur la table de chevet et avec un sourire il le tendit au jeune homme.


"Tiens. Tu as été parfait, je t'en remercie."

La voix angélique était revenue. La colère était passée. Seul maintenant le résultat comptait et il était au-delà de ses espérances. Anastase sentait encore autour de lui cette atmosphère cotonneuse qui suivait le plaisir. Mais il sentait aussi venir l'évanouissement et il adressa un nouveau sourire à Julien en caressant doucement sa joue pour y chasser quelques traces de larmes qui subsistaient encore..

"Je... Je vais défaillir... Sous peu. Être inconscient... Quelques heures. Ne t'inquiète pas... Va te faire soigner et... Reviens me tenir compagnie... Si tu veux."

Il n'avait pas envie de se réveiller dans un lit vide et froid. Comme d'habitude à son réveil il aurait froid, subirait des nausées et serait peut-être même légèrement désorienté selon la longueur de son inconscience. Il n'en avait pas envie. Et puis comme s'il était tombé endormi sur le coup, la tête d'Anastase se laissa choir au creux des oreillers, sa main glissa de la joue du compagnon, laissant cet Ange nu, inerte et vulnérable sous les yeux de Julien.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 30 Jan - 15:26

Les coups de butoirs qu'il lui portait le faisait hurler, sinon gémir de plaisir. Comment avec cet engin il pourrait de nouveau remettre cela aujourd'hui. S'il ne le prenait pas régulièrement, il ne s'y ferait jamais et son corps mettrait alors des jours, à chaque fois, pour s'en remettre. Il faudrait qu'il puisse n'avoir que lui, mais là, il rêvait totalement.

Les coups de reins devenaient disparâtre. Il sentait son fondement se contracter sous la jouissance passée et ce fut à son tour, celui de son client, de jouïr.
La puissance de se sexe n'alait pas avecl a personne, comme si on avait oublié un détail. Non pas qu'il soit maige à faire peur, mais un sexe de cette taille là aurait mieux été, ave cun corps musclé et imposant.
Mais il était ravis, attention, il ne se plaignait et lacha même une dose de sperme en plus quand il se senti remplis de cette semence épaisse et visceuse.

Ce qui le surpris, totalement, fut quand il senti une main douce, presque caline, parcourir son dos.
Cela eut pour effet de le mettre sur la défensive. Fronçant les sourcils, il resta immobile jusqu'a ce qu'il se soit retiré.
Mais là aussi, il en perdait son latin. Son client si monstrueux montrait des signes de gentillesse à son égard, lui offrant son verre de vin. Jamais il n'avait droit de boire que la seule eau des cuisines. Donc pas toujours fameuse, mais là, il se délecta du nectar. Ce breuvage lui apporta des couleurs aux joues mais à le voir s'effondrer devant lui, ses sens se mirent en alertes. Il semblait connaitre son corps sur le bout des doigts.
Il le laissa alors couler, tomber dans ce sommeil aparentière et fila dans la salle de bain.
Il n'irait pas à l'infirmerie, sinon il ne pourrait pas revenir et on lui assignerait un autre client d'ici trois heures.

Alors il courut à la salle de bain. Assez luxueuse a vrai dire, là aussi il n'y allait jamais, le droit ne lui étant pas donné. Mais pour une fois, il ne demanderait pas la permission.
Il fit couler l'eau du pot en faillance claire et se rinça, entièrement, même là d'où coulait une substence claire et poisseuse. Il pris même le soin de la gouter. Pour lui, chaque homme avait son gout.
Celui là était fort, surement du à toute cette colère. Mais cela ne lui déplut pas, il finit de se laver et termina par un petit onguent de son cru qu'il eut pris au passage dans son peignoir.
S'en appliquant sur son anus, il grimaça, mais pour un peu, il aurait presque refait se tendre son sexe à imaginer de nouveau cet énorme dard le prendre.

Bien vite, il termina. Bien vite, il se recoucha, auprès de son client. Le recouvrant des épaisses couettes, il frissonna. Tellement longtemps qu'il n'avait eut de lit, normal. Entourant alors le corps de ce dernier, il tomba, a son tour, dans un sommeil presque angélique.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 30 Jan - 16:25

Connaître son corps sur le bout des doigts... Il avait bien fallu. Depuis ses toutes jeunes années, le jeune Mortchêne avait été d'une santé fragile. Enfermé le plus souvent dans la demeure familiale, afin de ne pas courir le risque qu'il s'évanouisse, dans tous les sens du terme, dans la nature, Anastase avait appris à connaître le mal qui le rongeait. Il ne mangeait que rarement mais ne ressentait plus la faim, seulement ces abominables nausées qui gâchaient le goût de la moindre parcelle de nourriture. Ses migraines n'étaient pas permanentes mais leur arrivée présageait la crise, le malaise. Et selon son état actuel il pouvait présager de la durée de celui-ci.

Alors bien évidemment, épuisé comme il l'était, il n'avait pas eu beaucoup de mal à prévoir la longueur de son évanouissement. Quelques heures, certainement, et non pas quelques minutes comme cela arrivait parfois. Finalement, le malaise lui-même n'avait pas duré plus d'une heure, mais la fatigue en avait ravi une supplémentaire. Et durant cette dernière heure de sommeil, Anastase fut traversé de rêves perturbateurs. Rien de bien distinct mais juste de quoi vous empêcher de vous reposer dans la tranquillité et qui rendait votre sommeil agité. Et dans les bras du Julien que le noble pensait parti, il tremblait doucement de peur et de froid, indiquant par là même que son réveil était proche.

Le froid s'insinuait en lui, le réveillant peu à peu, et ce malgré les couvertures et la présence du compagnon. Présence qu'Anastase n'aurait d'ailleurs pas crû possible. Il lui avait laissé le choix, s'il le voulait, de revenir. Mais qui serait revenu de son plein gré vers un monstre pareil ? Le jeune Mortchêne pensait bien évidemment se réveiller seul, dans un lit froid, mais quand il ouvrit difficilement les yeux, son visage se trouvait dans un cou inondé de mèches noires.

Il écarquilla les yeux de surprise. Il était revenu. Malgré ce qu'il lui avait fait subir, il avait eu le courage ou l'envie de revenir. Le noble hésitait entre ces deux possibilités. Soit le compagnon était professionnel et cherchait à fidéliser sa clientèle, soit il appréciait réellement sa compagnie. Cette dernière idée fit légèrement sourire Anastase. Au vu du plaisir qu'avait éprouvé le jeune homme, l'envie l'avait peut-être fait revenir, effectivement.

Le jeune Mortchêne se décolla doucement de Julien, observant celui-ci dormir. Maintenant qu'il s'était calmé, il espérait qu'il allait bien et qu'on l'avait correctement soigné. Anastase se redressa dans les couvertures avec difficulté, la tête lui tournant un peu. Il s'assit au bord du lit avec lenteur et entreprit de se lever. Douce illusion de croire qu'il allait tenir debout. Il le savait pourtant. Ses jambes flanchèrent sous lui et il essaya de se rattraper au lit, tombant à genoux au sol dans un grand bruit sourd.

Toujours nu, il semblait misérable. Un Ange déchu par la nature.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 30 Jan - 20:57

Son sommeil fut cour, mais de plomb. La qualité du matelas, la chaleur de la pièce lui firent un bien fou. Et ce n'est pas du luxe, mais bien de quoi pouvoir se faire du bien. Son dos, marquant de plus en plus souffrai régulièrement de la dureté de sa paillasse.
Il ne senti pas que l'on bougea à ses côtés. Bien trop heureux de servir de bouillotte à son client. La peau si bien entretenue de ce dernier sentait bon, des restes de lavande lui parvenait, le berçant toujours plus.

Mais un bruit sourd le fit se relever, oubliant ou et pourquoi il se trouvait dans un lit de l'hôtel. S'excusant soudainement de s'être endormis, il tourna la tête à la recherche de ce qui avait bien put le réveiller en sursaut.

Il vit sans détour son client, à genoux au sol, nu. Il se leva, toujours sans un bruit et depart une constitution au passé de bucheron chez son oncle, il le souleva.
Ne prononçant pas un mot, ni réconfortant, et encore moins blessant. Etre dans un état ou devoi compter sur les autres devaient à force vexer et faire que l'on se détestait.

D'une main douce, mais sans laisser son visage laisser transparaitre ce tte douceur, Julien le recoucha.
Il se rhabilla et sorti de la chambre, prenant au passage le premier valet qui passait. Un regard haineux fut porté sur lui et sur le client et acquiéça tout de même à la requête d'un grand plateau de fruit et de viande.

On entendit la commande passer et le mot "pour le crasseux" le fit fermer la porte, laissant pourtant en dehors cette haine qu'il vouait à se personnel si acerbe en parole. Il ne leur avait jamais porté jugement, mais eux oui, et le mot se passa dans l'hôtel. Le fou ou le crasseux. Voila les deux surnoms qui lui étaient attribué.

Mais il n'en fit pas cas, il se reporta sur Anastase et lui caressa la cheveux, en souriant vraiment à peine. Une petite pointe de nostalgie le traversa. Non pas pour sa condition d'avant, mais surtout pour le fait qu'il avait toujous voulut devenir médecin.
Une chose à oublier, bien vite. A 17 ans, sa vie était déjà finie, du moins, ses rêves, son nom, ou autre n'étaient plus d'actualité.

On frappa, il se dirigea vers la porte et l'ouvrit. On lui poussa un plateau dans les bras, sans douceur, ni professionnalisme. Une seule assiette composait le couvert, mais trois plats étaient couverts.
L'un comportait une viande fumante, venant d'être braisée, le suivant des légumes frais cuits et le dernier une montagne de fruit, plus particulièrement du raison d'italie. Il le reconnut à ses petites billes, jaune pâles. Une belle bouteille de vin également terminait ce plateau desplus garnis.

Il alla le déposer sur la desserte, la faisant rouler sur le sol jusqu'au lit. Il la plaça de façon à ce qu'il puisse manger sans soucis. Il n'oublia pas qui était le maître ici, non pas des lieux, mais de la chambré. Il se remis donc dans sa position de départ et c'est à genoux qu'il attendit de savoi ce que voulait son maître.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mer 30 Jan - 23:26

Ça il n'y avait pas à dire. Anastase se détestait. Il haïssait cet état, cette constitution si fragile qui l'obligeait à compter sur les autres. Il était un des personnages les plus importants du Royaume de France et il venait de se ridiculiser devant le compagnon. Vu la propension que celui-ci avait à parler, il était au moins sûr que cela ne sortirait pas de cette chambre, mais lui qui voulait revoir le jeune homme, il se sentait profondément honteux. Il n'avait pas la force de se relever lui-même et encore moins de rejeter l'aide de Julien, alors il le laissa le relever.

Évitant son regard, il le laissa le remettre dans le lit. A son tour d'être la poupée de chiffon, sauf que lui ne supportait pas ça. Se sentir manipuler, incapable de se défendre. Il se trouvait répugnant. Et s'il l'avait voulu, Julien aurait pu faire ce qu'il voulait de son client. Alors il apprécia le silence du jeune homme et sa douceur pour lui. Après ce qu'il lui avait subir, il était vraiment surpris de tout cela. Anastase ne le remercia pas mais il rougit légèrement, entre honte et reconnaissance.

Il ne regardait toujours pas Julien mais du coin de l'oeil, il l'aperçut se rhabiller et se diriger vers la porte. Un instant il crû que le compagnon allait le laisser à son triste sort, sans même un au revoir, mais au fond il savait bien que celui-ci n'était pas si malpoli. D'ailleurs Anastase commençait à se demander si Julien n'était pas issu de la noblesse. Une simple impression. Ses gestes, sa façon d'être... Mais d'un autre côté il était ici et ne s'en plaignait apparemment pas. Allez savoir.

Perdu dans ses pensées, il n'entendit pas ce dont parlait son compagnon, ni avec qui il discutait, et bien évidemment quand il revint lui caresser les cheveux, Anastase sursauta légèrement. Il posa son regard ténébreux sur le jeune homme, surpris de son acte et du léger sourire qui étirait ses lèvres. Il l'observa un instant avant de refermer les yeux sous la caresse qui le calmait peu à peu. Ses muscles toujours frissonnants se détendaient sous la douceur de la main de Julien et si un serviteur n'avait pas frappé, le jeune Mortchêne aurait certainement basculé dans le sommeil.

Il grogna en rouvrant les yeux mais quelque chose arrêta sa colère. L'odeur de la nourriture. Une nausée ne se fit pas attendre. De la viande en plus. Anastase grimaça. Il devina ce que Julien était allé faire un peu plus tôt. Comment lui en vouloir ? Il venait de voir son client faiblir, quoi de plus naturel que de penser à lui redonner des forces ? Seulement le noble n'était pas conventionnel, loin de là. En tant que client comme en tant que personne.

Il posa son regard sur le compagnon en le voyant s'approcher avec les plats. En plus il y en avait pour un véritable régiment. Peut-être Anastase pourrait-il ingurgiter quelques grains de raisins, mais guère plus. Il suivit Julien des yeux, le voyant s'agenouiller au pied du lit, attendant qu'on lui ordonne quelque chose. Le noble posa un regard dégoûté sur la nourriture, nauséeux, avant de parler d'un voix faible mais calme et douce.


"Relève toi. Viens t'asseoir sur le lit."

Monsieur Mortchêne n'était pas un mauvais homme. En public il se devait d'être dur et ferme, comme avec les gens de maison. Mais ici il avait à faire à un compagnon. Il considérait toujours que malgré ce qu'il leurs faisait subir, il devait les traiter pour le mieux. N'étaient-ils pas ses amants après tout ? Il le fit asseoir au bord du lit et lui sourit très légèrement, fatigué.

"Ton geste est louable mais je ne mange guère. Sers toi à ta guise. Tu dois en avoir plus besoin que moi."

Anastase passa une main sur son visage, fermant un instant les yeux, repensant à ce qu'ils avaient fait quelques heures plus tôt. Un agréable frisson le parcourut à ce simple souvenir et il reposa son regard ténébreux sur son compagnon.

"T'es-tu occupé de te soigner ? Vas-tu bien ?"

Il avait bien l'intention de revoir ce jeune homme et il devait absolument prendre soin de sa personne.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Jeu 31 Jan - 14:44

A genoux devant lui, Julien attendait. L'état de soumission chez lui était plus fort que tout. Comment en était il arrivé là, il arrivait parfois à ce le demander. Toutes choses faites, il arrivait à vivre dans cet état de jouet, d'outil, comme un aute.

Le repas qu'il avait fournis à son client était plus que tentant. Comment nier une telle évidence. Sauf qu'il eut tout faux.
Il releva les yeux, les faisant doux au possibles et regarda le noble devant lui. Faisant ce qu'on lui demandait, il se releva et s'assit, sur le rebord du lit, la pitance pas très loin.
Voila comment assouvir un homme, se dit il. Le malmener, l'affamer, et ui montrer combien il pourrait être rassasié en étant maléable.

Savoir que son maitre, lui proposait de manger, il senti son estomac se tordre et sans vraiment attendre plus longtemps, il piquan un morceau de viande, suivit de légumes dont il se délecta.
Il mangeait avec classe, aurait on put dire. Il était soigné, dans le choix de ses morceaux, reconnaissant les meilleurs des plus gras et sans goût.

Finissant sa bouchée, il pris la parole, répondant simplement au jeune homme.

-Je me suis soigné moi même. J'aurais du sinon rester à l'infirmerie et d'ici deux heures, maintenant, j'aurais déjà eut un client. Je me soigne donc tout seul, je me suis fabriqué un onguent, avec les plantes que je peux trouver quand il est mon tour de faire les corvées dehors. Mais je cicatrise bien. Je vous remercie de l'obligence que vous faites preuve à mon égard. Cela est rare, ici.


Il ne voulait continuer de parler, cela pouvait agacer et il ne voulait pas quitter ce plateau si bien garni. S'il voulait lui poser d'autres questions, il y répondrait sans détour, il n'avait rien à caché.
Pour son jeune âge, il n'avait plus vraiment de lueur d'espoie d'un lendemain meilleur.
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Ven 1 Fév - 1:43

Anastase était certes sadique à ses heures mais il n'avait en rien pensé à asservir le jeune à ce point. Il le faisait très bien lui-même pour le moment. Pas la peine d'en rajouter. Il avait réellement à coeur de le voir bien portant. Mais tout de même un peu dans son propre intérêt, il fallait bien le reconnaître. Parce qu'il était hors de question qu'il ait un sac d'os pour amant. Et puis déjà que lui s'évanouissait à tout bout de champ, ce n'était pas la peine que Julien s'y mette aussi.

Alors il le laissa manger à sa guise. Et le jeune Mortchêne en profita pour suivre ses gestes des yeux. Un fin sourire étira ses lèvres. Maintenant il n'y avait plus aucun doute quant à l'appartenance de son compagnon à la noblesse. Même un riche bourgeois n'aurait pas mangé de la sorte, malgré que ces individus indignes cherchent encore à vouloir intégrer la couche de la noblesse. Ce jeune homme était né tout comme lui, il n'y avait pas de doute. Il savait utiliser ses couverts et manger avec toute la dignité que son rang lui imposait, malgré qu'il doive ressentir une faim atroce.

Posant son regard sur le visage de Julien, il écouta avec attention sa réponse. Il savait réaliser... Des onguents ? Anastase haussa légèrement un sourcil. Ce n'était pas banal pour un noble. De se retrouver ici non plus finalement. Le jeune Mortchêne sourit en coin. C'était bon. Ce jeune homme l'intriguait au plus haut point.


"Rare ? Je n'en doute pas. Malheureusement."

Il lui était arrivé de nombreuses fois qu'on lui attribue un compagnon que d'autres avaient mal soigné, le laissant dans un état pitoyable. Ces hommes ne savaient prendre soin ni de leurs jouets ni de leurs amants. De Guerray devait faire de son mieux mais Anastase aurait pu parier sur le fait que les compagnons étaient mal lotis et mal nourris. Alors Sieur Mortchêne payait toujours un peu plus que sa note et s'occupait comme il le pouvait des hommes qu'il torturait par ses tendances sadiques. Il observa encore un instant Julien, silencieux, lui laissant le loisir de se restaurer.

"Si tu es sûr de l'efficacité de tes soins, je t'en laisse l'initiative. Mais je tiens à ce que tu fasses extrêmement attention à ta santé et à ta forme. J'espère que je suis assez clair."

Il était ferme malgré sa fatigue mais pas vraiment sévère. Il ne doutait pas du fait que Julien suive son ordre. Vu son état poussé de soumission il n'y avait même aucun doute. De ses doigts fins et pâles, Anastase attrapa un petit grain du si beau raison qui lui avait été apporté. Si beau oui, pour ceux qui avaient goût à tout ça. Le jeune Mortchêne posa sur ce pauvre fruit un regard vide et sans aucune motivation il le porta à ses lèvres. Le noble grimaça alors qu'il avalait encore une fois un aliment dont le goût était gâché par ses abominables nausées.

"Nous nous reverrons. J'espère que tu en es conscient. Je demanderai à Monsieur de Guerray de t'assigner à moi à chacune de mes visites. Tu m'intéresses beaucoup."

D'un geste délicat et légèrement tremblant, Anastase se servit un verre de vin. Il ne pouvait jamais en apprécier les arômes mais l'alcool faisait parfois disparaître le goût des nausées. Il porta le verre à ses lèvres avant de le reposer sur la desserte.

"Ton comportement face à la douleur est un véritable délice. Parles-m'en un peu."

Il voulait savoir ce que Julien ressentait de si jouissif dans le fait de souffrir. Et s'il y avait une raison à cela. Comment s'en était-il rendu compte ? Il voulait l'entendre parler de son plaisir.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Ven 1 Fév - 13:45

Ses gestes étaient sur et précis. Pas d'empressement à mettre la nourriture dans sa bouche, pas de déglutition vulgaire. Et la prise en main de son verre de vin qui lui avait été offert plus tôt fut but délicatement, calmement.
La nourriture était succulente. Fermant à demi les yeux sur les sensations qui éveillaient ses papilles gustatives, il ne vit pas les grimaces qui déformaient le visage de son client.

Juste que lorqu'il en convint de la rareté des lieux à la bienveillance de ses travailleurs, il lui sourit, penchant la tête sur le côté.
Julien se sentait étrangement bien. Malgré son postérieur qui lui lançait souvent un rappel à ses actes fraichement passés, il se cala un peu mieux pour apprécier à sa juste valeur la pitance à laquelle il avait droit.

L'avertissement du jeune homme en ce qui concernait ses soins personnel le fit hausser un sourcil. Biensur qu'il en était sur, allons, il le faisait depuis presque un an.
Ne sachant pas toujours à l'avance qui il allait avoir, il ne pouvait pas toujours se préparer. Mais cela le rassura. Le jeune noble s'inquiétait de sa personne et comme une petite flamme qui se rallume, il se senti vaciller devant tant d'émotions.
Sa condition l'avait anéantie depuis bien longtems, sans parler de cet endroit, mais la vie chez son oncle fut une véritable horreur.

-Ne vous en faites pas, je pourrai même vous préparer un baume à vous masser sur les tempes ou bien une infusion, a base de mélisse. Cela agit sur les influx nerveux et donc sur les douleurs lancinantes comme les mots de têtes.

Il ne se dévoilait pas, il voulait simplement s'assurer qu'il pourrait lui ête utile, autrement qu'a être son souffre douleu occasionnel.
Alors qu'il repartait dans son assiette, il eut comme une joie intérieur, le fait que l'on demande à se que le gérant de cet endroit fasse de lui son attittré l'emplie d'une impression, d'un souffle nouveau.
Il appartenait enfin à quelqu'un. Comme il avait appartenu à ses parents, ou à son oncle.

-Merci beaucoup, je saurais vous rendre heureux, être tout à vous, rien que pour vous.

Une chose des plus rares, d'ailleurs jamais il ne l'eut dit à qui que ce soit. Il désirait être à quelqu'un, que cela soit en tant que chose, ou personne, il avait la douleur d'être invisible, ici.
Messire voulut en savoir plus, en savoir plus sur son plaisir, face à la douleur. Comment transcrire ce qu'il ressentait.
Se concentrant sur son assiette, il ferma son visage, réfléchissant très très sérieusement à une réponse claire.

-Hm.. je dirais déjà, que je ne ressens pas la douleur, enfin, je la ressent, jusqu'à un certain degré, mais pas en totalité. Mon seuil de tolérence est véritablement large.
Le plaisir ressenti part de là, sentir cette pointe qui vous déchire et vous fait mal, me fait me sentir vivant. Mon coeur se serre, ma vie en dépend et soudainement c'est la jouïssance qui l'emporte.


Il se retourna vers lui, repoussant doucement la desserte, il se fit presque félin. Regardant alors Anastase dans les yeux, il avança vers lui l'obligeant alos à se rallonger, presque.
Rien que d'avoir parlé de lui, de ce plaisir hontux d'après ses compagnons, son sexe de raidissait presque à vu d'oeil. Il voulait de nouveau être possédé, mais accèderait il à sa demande ?
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Ven 1 Fév - 16:16

Plus de doute possible quant à la naissance du jeune homme. Seulement maintenant Anatase se questionnait sur ce que sa vie avait dû être pour qu'il en soit là. Et pour qu'il sache tout cela. On lui avait enseigné les sciences mais son père n'avait jamais vraiment voulu qu'on lui parle d'herbes. Pour lui ce n'était que des affaires de femmes et de sorcières. Sa mère peut être en avait connaissance mais vu comme elle s'était occupé de son fils depuis que celui-ci était né, il ne s'étonnait même pas de ne pas en être sûr. Ce que lui proposa Julien le fit sourire légèrement. Il était avenant, c'était adorable de sa part, tout comme le sourire qu'il lui avait adressé.

"Tu m'as l'air de t'y connaître dans les choses de l'herboristerie. Je te fais confiance et j'accepte ton offre avec plaisir. Cette lavande commence à venir à bout de moi..."

A force de la respirer, il était vrai que cette pauvre plante ne faisait plus grand effet. Il devait la répandre en grandes doses afin qu'elle le calme vraiment, comme une simple goutte auparavant. Mais il n'avait pas vraiment le choix. Alors il essaierait ce que lui proposait le compagnon. Anastase posa d'ailleurs un regard sérieux sur celui-ci alors qu'il réagissait à son annonce. Ce qu'il disait n'était pas tout à fait vrai. De Guerray le lui accorderait lors de ses visites, certes, mais il doutait grandement du fait qu'il fasse de Julien son exclusif. Comme tout autre compagnon, il devrait faire sa besogne et recevoir les clients qu'on lui imposerait sans rechigner.

"Pour être plus précis, c'est moi qui serait tout à toi. Monsieur de Guerray ne te laissera pas l'occasion de te reposer lors de mes absences. Mais je suis heureux de voir que ma décision te réjouit de la sorte."

Il voulait le rendre heureux... C'était touchant. Vraiment. Peut-être y arriverait-il s'il savait continuer à être ainsi. Le comportement du noble était tellement changeant qu'il appréciait de pouvoir séparer les ébats du reste. Certes il était violent et parfois même méchant quand il couchait avec les compagnons, mais il aimait également pouvoir être doux et discuter tranquillement avec eux une fois l'acte passé. Seulement la plupart se limitaient à cela et prenait lâchement la porte à peine rhabillés. Si le jeune Mortchêne ne leur avait pas déjà fait prendre plus tôt.

Observant manger son compagnon avec finesse, il l'écouta répondre à sa question pour le moins directe et qui se voulait bien sûr être provocante. La réponse le fit doucement sourire. Se sentir vivant. Lui avait besoin de montrer qu'il pouvait dominer malgré son apparence et son mal. Julien lui avait juste besoin d'être sûr qu'il était là et voulait le sentir. Pour certains de la pire des manière mais pour ceux qui comprennent, de la plus agréable des façons. Comme certains peuvent scarifier leur peau, le compagnon lui, mêlait douleur et plaisir. A l'évocation de ces sensations, Julien ne fut pas le seul à sentir monter l'excitation. Seulement, Anastase venait d'essuyer un superbe évanouissement, il ne savait guère s'il serait capable de remettre le couvert tout de suite. Ou du moins avec la fougue dont il avait fait preuve quelques heures auparavant.

Croisant le regard de Julien, il le vit s'approcher lentement, le forçant à retourner au creux des oreillers. Le jeune Mortchêne sourit en coin de la réaction immédiate de son compagnon aux propos qu'il avait tenu. Sous le peignoir de soie, il ne pouvait apprécier de l'étendue du désir qui consumait le jeune homme, mais il s'en doutait bien. Glissant une main sur la nuque de Julien, il l'attira à lui pour un baiser fiévreux mais qu'on sentait toujours marqué du sceau de la fatigue. Il détacha ses lèvres de celles du jeune homme après un long et agréable moment, souriant légèrement.


"Je suis dans un état maladif et je ne crois guère pouvoir te donner mieux qu'il y a quelques heures. Que voudrais-tu de moi ? Qu'est-ce qui te ferait plaisir ?"

Sa voix était suave et désireuse mais Anastase faisait son fainéant, il n'y avait pas à dire. Il n'avait pas la force de penser pour le moment et il ne savait même pas s'il était dans la capacité de prendre Julien comme il l'aimait. Et il se demandait aussi s'il était bien sage de rouvrir la plaie du jeune homme si tôt... Enfin après tout, c'était le problème du compagnon... Alors pour une fois, le client laissait le choix au compagnon, lui demandant son avis et ce que lui désirerait. Il aimait qu'on lui fasse part des déirs les plus enfouis, les plus honteux que l'on pouvait avoir, les plus intimes. Souvent il avait vu rougir des compagnons un peu prudes sous ses questions mais il ne pensait pas qu'ici il aurait droit à ce genre de fausse pudeur.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Ven 1 Fév - 22:05

Il aurait surement le temps de fabriquer un quelconque remède, il ne ferait pas de chichi si un autre client se présentait, mais il se débrouillerait pour avoir un peu de graisse animale et ferait massérer sa plante. il en ferait sécher jusqu'à la prochaine visite d'Anastase pour le lui remettre.

-Alors je ferai en sorte que tout soit prêt pour votre retour. En ce qui concerne vos départs, je me ferais une raison, mais sachez que vous dépasser de loin tous mes autres clients.


Mais il se trouvait à presque califourchon sur son client et aussi noble qu'il pouvait encoe l'être, il se voulait le plus chienne possible. Il pensait chienne car se donner de cette façon, imaginant s'empaler sur ce pieux de chair si énorme, si douloureux à regarder ainsi qu'à sentir, Julien frémissait tout seul.
Son sexe, à l'image de se retrouver au dessus se dressa encore plus, le faisant feuler.

-Je sais, pour votre état, du moins je l'ai compris, mais je me ferais un plaisir, si cela vous convient, de vous faire l'amour.

Laissant le doute planer, sur le fait de le prendre, a son tour, il coupa court à toutes questions, pensées et discorde, faisant frotter son anus déjà rempli une première fois et demandeur d'une seconde fois.
Une main glissa alors su laraie de ses propres fesses et il y guida l'une du noble.

-Doigtez moi... écartelez moi..

Les yeux brumeux, fiévreux pour un homme, un sexe, une situation qui le grisait totalement. Julien faisait mine de reculer et d'avancer sur les doigts qu'il n'avait osé introduire sans permission.
Mais il gémissait, il se serait presque fait du mal en s'empalant sans douceur. Il voulait un peu plus de préparation, il est vrai, mais ce sexe cognant à son fondement, il en hoquetait déjà de plaisir.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Sam 2 Fév - 3:30

Le comportement de Julien le faisait sourire. Rares étaient les êtres humains qui cherchaient à prendre soin des personnes qui les faisaient souffrir. Et le compagnon allait jusqu'à lui faire des compliments. Anastase se questionnait sur la sincérité de ces derniers. Après tout le jeune homme devait séduire ses clients pour les fidéliser, c'était son travail, son gagne pain, mais il aimait bien y croire. Ça faisait toujours plaisir. Ça réchauffait l'organe rabougri qui lui servait de coeur.

"Le meilleur de tes clients ? Je suis flatté."

Étrangement, son sourire ne quittait plus ses lèvres. Les réactions de Julien étaient sans détour et ça le mettait de meilleur humeur. De savoir que même malgré son état, malgré ce qu'il avait pu faire, on pouvait le désirer. Normalement le compagnon faisait son office, le client devait parfois l'y forcer et puis chacun disparaissait de son côté. Mais là... Là il n'avait pas besoin d'obliger le jeune homme à faire quoi que ce soit, il en redemandait, il était même resté à ses côtés alors qu'il aurait pu fouiller les effets du noble, le détrousser, en profiter et s'enfuir. Et il montrait son envie d'un manière telle que Anastase sentait le creux de ses reins brûler avec force et désir. Ses feulements alors qu'il n'avait encore rien fait le firent sourire d'avantage, lui donnant l'agréable impression que Julien lui était soumis et acquis. A lui seul.

Une belle idée lui traversa l'esprit alors qu'un sourire en coin apparaissait sur ses lèvres. Un collier, pour ce chien qui était le sien. Il était son maître à présent, que De Guerray le veuille ou non. Lui le voulait. Il pensait à cela, fixant son compagnon et puis sa remarque le fit légèrement redescendre sur terre. En fait ce n'était pas l'idée de se faire prendre qui le fit écarquiller les yeux, non, c'était ces termes : faire l'amour. Certains trouveront cela d'une puérilité effrayante, mais pour le jeune Mortchêne, cette expression exprimait bien autre chose qu'un simple acte sexuel. Il y avait dans ces mots, une intention de sentiments. Pour le coup, ses reins n'étaient plus les seuls à brûler. Julien ne l'avait peut-être pas voulu mais il venait d'enflammer le coeur du noble. Avec quelques mots.

Mais il n'eut même pas le temps d'ouvrir la bouche que sa main était déjà guidée vers une partie très intime de son vis-à-vis. Il avait eu raison. Pas de rougissement inutile. Des mots crus mais clairs et sans détour. Anastase aimait ça et son sourire confiant repris place sur ses lèvres. De sa main libre, le jeune Mortchêne fit glisser le peignoir de soie noire pour admirer l'excitation de Julien et apprécier ses gestes en pleine lumière. Ses gémissements le faisaient frémir et il le trouvait magnifique. Sa main remonta dans la nuque du jeune homme et il l'attira tout contre lui, comme pour une étreinte, le faisant poser son visage dans son cou.

Seulement d'un geste précis, il vint exaucer le souhait de son compagnon, le pénétrant déjà de deux de ses doigts. Les faisant un instant aller et venir, Anastase joua ensuite de ses doigts tels une paire de ciseaux, venait écarter les chairs de Julien sans douceur. Mais dans la nuque du jeune homme, l'autre main du noble caressait doucement sa peau et ses cheveux. Peu à peu, le jeune Mortchêne ajouta un troisième, puis un quatrième doigt, écartelant toujours plus l'anus déjà blessé de son amant.

Cela faisait déjà quelques minutes que Anastase travaillait les chairs, sans faiblir, trop désireux pour faire attention à la fatigue. Et avec lenteur, il en vint doucement à glisser sa main dans la chaude intimité du Julien, ne bougeant pas, la douleur devant être suffisante. Il déposait de légers baisers sur l'épaule de son amant tout en lui laissant l'initiative de son retrait.
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Julien de Jambville
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Sam 2 Fév - 15:19

Ses compliments étaient sincères. Il n'avait rien à y gagner, il ne prenait aucun argent pour la passe qu'il faisait, avec qui que ce soit. Alors pourquoi lui faire tant d'honneur si ce n'est de la sincérité ? En tout cas, il se doutait pas, mais alors pas du tout de ce qui allait se passer.

Remontant et descendant langoureusement sur le sexe du jeune noble, Ne lachant pas pour autant la main de celui-ci, il poussa alors un cri, non pas de surprise ou de douleur, mais bien d'un plaisir enfin assouvis à l'intrusion de deux doigts, directement dans son rectum.
Julien poussa la tête en avant, la bouche ouverte, mais retombant dans le creu du cou de son amant, son client.
Une main le caressait, le cajolait, noyant alors le fait que trois puis quatre doigts prenaient possession de lui. La coupure se réouvrit sans peine, mais là, il s'en fichait. Son onguent avait anesthésié localement et il ne senti rien, du tout.

Gémissant de tout les diables, il se sentait écartelé, déchiré et il aimait ça. Un sursaut de lucidité le fit constate combien il était fou ou bien malade.
Mais contre toute attente, n'ayant pas du tout imaginé la suite, il se cambra, bouche ouverte, poussant un cri soudain.
Douleur, plaisir, envie de jouïr retenti dans la chambre. Les autres compagnons savaient bien qui pouvaient hurler de la sorte. Il devaient déjà en rire.
Contrairement à ce que l'on aurait pu penser, un filet de salive coulait à sa commissure. Plus rien ne bougeait en lui. Heureusement, car même avec un onguent, il aurait besoin de points si l'envie lui prenait de bouger du ce poing.

Son sexe eut faibli, trahissant la douleur qu'il eut ressentit, mais ses muscles avaient soufferts, et une fois que la chair distendue se soit calmée, il se retira, laissant un trou béant à la vue de tous.
Les larmes avaient coulées, mouillant le torse d'Anastase et son attitude changea. Il voulait se voir pendre, par un sexe dur, très très dur.
Il se dégagea alors et descendit le long de son torse pâle. Déposant de multiple baiser, marquant parfois cette peau si fine.

Arrivant à son sexe droit, mais pas assez dur pour lui, il se redressa et regarda le jeune homme, lui présentant un petit morceau de tissu qu'il tira de son peignoir de soie noire.

-Puis-je ?

Il n'attendit pas vraiment le mot oui, et d'un coup, avalant alors le sexe entièrement, il positionna sa gorge pour lui offrir une gorge profonde, comme disait certains compagnons expert dans cette technique.
Il avait appris en quelques clients, sans leur dire qu'il s'entrainait et depuis déjà presque un mois, il pouvait avaler n'importe quelle longueur et diamêtre.
Le sexe passa ses amygdales, sentant le sexe durcir, n'ayant surement pas l'habitude d'avoir une telle dorloterie, il entoura la base de son sexe avec le petit ruban de tissus.

Il se redressa et toujours ses yeux posé su Anastase, voilé par un plaisir hors du commun, Julien positionna son oeillet sur ce sexe bandé et d'un seul coup, s'empala sur cette colonne.
Ses mains ne surrent ou s'aggriper et il se fit mal, s'attrapant ses cuisses et griffa jusqu'au sang ces dernières.
Pleurant et gémissant son plaisir, il bougea de façon déjà régulière. Il espérait plus que tout, que son client soit aux anges et qu'il ne le réprimande pas trop.
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Anastase Mortchêne
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MessageSujet: Re: Chambre d'Anastase Mortchêne.   Mar 5 Fév - 21:18

Effectivement, De Guerray ne devait guère donner de prime à ses compagnons, juste le gîte et le couvert, mais ce qui pour certains étaient déjà bien plus qu'ils n'auraient pu espérer auparavant. Seulement Anastase aimait bien gâter ses amants. Parfois d'une petite somme d'argent ou par des effets plus fins, des bijoux, de quoi s'amuser... Il ne les couvrait pas de cadeaux mais il n'était pas avare, loin de là.

Et Julien lui, n'était pas avare en gémissements. Le jeune Mortchêne espérait bien le faire hurler de plaisir mais là, il comblait bien plus que ses espérances. Tout contre lui il le sentait frémir et c'est tout près de son oreille qu'il criait son plaisir. Le noble observa un instant son amant, légèrement rougissant de l'effet qu'il pouvait avoir sur lui. Et puis il ferma les yeux, les réactions de Julien faisant brûler le désir au creux de ses reins et dans ses veines.

Quand il glissa enfin sa main, le soudain silence du jeune homme lui fit rouvrir les yeux avec une pointe d'inquiétude. Ses larmes coulaient sur sa peau et il se demanda s'il n'était pas allé trop loin, trop vite après les brutalités qu'il lui avait déjà fait subir plus tôt dans la journée. Il ne bougea pas néanmoins, trop conscient de ce qu'il aurait pu faire subir à Julien si celui-ci se tendait.


"Est-ce que..."

Il voulait lui demander si ça allait mais déjà le compagnon se libérait avec précaution. Et Anastase vit le changement. Une lueur dans le regard qui annonçait déjà de plus belles réjouissances. Il le suivit des yeux alors qu'il descendait son torse et ne put retenir quelques soupirs. Qu'il le marque s'il le voulait, le noble n'en avait cure. Sa peau sous les lèvres de Julien était brûlante de désir et sa fatigue lui paraissait bien loin. Il voulait juste que cet homme soit sien. Même s'il devait subir un second évanouissement dans la même journée, ça lui importait peu. Il observait le compagnon de son regard ténébreux, brouillé de désir et lui sourit quand il sortit le petit bout de tissu, attendant de voir ce qu'il voulait en faire.

"Mais je t'en p..."

Il n'avait guère eu la possibilité de finir sa phrase, oh non. Mon Dieu mais que venait-il de faire ? C'était... Tellement bon. Un long gémissement lui avait échappé. Jamais personne n'avait réussi à avaler totalement le membre du Sieur Mortchêne. Trop intimidant. Et là tout son sexe s'était tendu dans cette douce chaleur, un prémisse à ce qu'il allait pouvoir ressentir plus tard. Un magnifique avant goût. Et très vite vint s'ajouter la douceur du satin autour de son membre gonflé, le serrant un peu et lui arrachant un nouveau gémissement. Il n'en pouvait plus. Et apparemment le compagnon non plus

Leurs regards ne se lâchaient plus. Et c'est carrément un cri de pur plaisir qui franchit ses lèvres alors qu'il se cambrait sous Julien. Le jeune homme n'avait pas froid aux yeux et il lui donnait un plaisir hors du commun. Pour le moment Anastase ne pensait en aucun cas à le réprimander. Il était loin, très loin dans les limbes du plaisir. Son regard embué se reposa sur son amant et il attrapa doucement ses mains pour entrelacer leurs doigts, lui permettant de bouger avec plus d'aisance. Il continuait à le fixer, le regardant gémir, gémissant sans retenue également.

Les autres compagnons pourraient bien dire ce qu'ils voudraient mais les deux amants partageaient leur plaisir avec une telle intensité que cela devait surtout être enviable. Anastase aurait voulu sentir Julien bouger sur lui toute la nuit, le garder autour de lui, la bande de tissu pressant son membre toujours plus gonflé sous le plaisir et lui arrachant des gémissements supplémentaires. Seulement après tant de désir, le noble ne put tenir très longtemps.


"Haaaaan Julieeeeeeen !!!"

Il serra les doigts de son amant entre les siens et se cambra avec violence et tremblements en laissant exploser son plaisir. Il ne se sentait plus. Il se répandit en Julien dans un grand cri de pur plaisir, une réaction qu'il n'avait pas eue depuis longtemps. Ce jeune homme lui faisait un effet tel que même après la jouissance, il tremblait toujours, cherchant son souffle, les yeux clos pour retrouver son calme. C'était trop bon.
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